L’ONU approuve le déploiement d’une force africaine en Somalie

Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé, mercredi, le principe du déploiement d’une mission de protection et de formation en Somalie pour aider à défendre les Institutions fédérales de transition (TFI) attaquées de toutes parts.

Selon une résolution adoptée mercredi à l’unanimité des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, une nouvelle force, établie par l’Union africaine (UA) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), une organisation sous-régionale de l’Afrique de l’Est, devrait avoir un mandat initial de six mois. Toutefois, la résolution souligne que les pays voisins de la Somalie ne seront pas autorisés à fournir des troupes à la future mission, baptisée IGASOM.

Cette mission est créée dans un contexte où la communauté internationale est très préoccupée face à l’absence de progrès dans les négociations de paix entre les TFI et l’Union des tribunaux islamistes, qui contrôlent une partie de la Somalie, y compris Mogadiscio, alors que les TFI sont basées à Baidoa.

Les objectifs de la nouvelle force de l’ONU

La future mission est chargée de protéger les membres des TFI, y compris le gouvernement, former les forces de sécurité pour qu’elles soient en mesure d’assurer leur propre sécurité et de contribuer à faciliter le rétablissement des forces de sécurité nationales somaliennes. La force aura aussi le mandat de maintenir et surveiller la sécurité à Baidoa, de suivre les progrès dans le cadre du dialogue entre les TFI et les tribunaux islamistes et d’assurer la libre circulation et la sécurité de toutes les parties aux négociations.

Dans le cadre de cette résolution, l’embargo sur les armes imposé à la Somalie a été partiellement levé pour permettre l’approvisionnement en « armes, équipement militaire et la formation et assistance technique destinés uniquement à la nouvelle force ». Les membres du Conseil de sécurité ont par ailleurs insisté sur le fait que la Charte fédérale de transition devrait « offrir la seule voie en faveur de la réalisation de la paix et la stabilité en Somalie », qui n’a pas de gouvernement depuis le renversement du régime de Muhammad Siad Barre, décédé en exil au Nigeria en 1995.

Le Conseil a également invité à une reprise immédiate des pourparlers par les différentes parties somaliennes, en affirmant que des mesures seraient prises contre quiconque ou n’importe quel groupe qui tente de bloquer le dialogue pacifique ou de renverser les TFI par la force.La semaine dernière, le Conseil a adopté une résolution condamnant la violation de l’embargo sur les armes de l’ONU imposé à la Somalie et a prorogé de six mois le mandat du groupe d’experts chargé de contrôler le flux des armes vers ce pays de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre.