L’ONU appelle à l’annulation de la dette des pays touchés par Ebola

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a appelé la communauté internationale à annuler la dette des trois principaux pays touchés par la fièvre hémorragique Ebola : la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone.

Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a appelé, ce lundi, la communauté internationale à annuler la dette de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, en raison de l’impact très négatif du virus Ebola sur leur économie respective. « Les donateurs ont été assez généreux en annonçant un allègement de la dette, mais il va falloir aller plus loin et annuler complètement cette dette », a déclaré Carlos Lopez, à Addis Abeba, en Éthiopie, rapporte l’agence Ecofin.

Hausse des dépenses de santé

La Guinée, la Sierra Leone et le Liberia ont une dette collective de 370 millions de dollars, rien qu’au Fonds monétaire international (FMI). Cette préconisation intervient après la sortie de plusieurs rapports et les cris d’alarme des ministres de la santé des pays touchés, concernant les hausses des dépenses de santé corrélées à l’écroulement des économies dans ces régions particulièrement touchées par l’épidémie.

Impact négligeable sur l’ensemble du continent

Les populations les plus touchées sont les familles rurales dont la production céréalière s’est écroulée, alors qu’elles ne disposent en général que de très peu de réserves pour compenser ces pertes.

L’ONU précise que la diminution du PIB de ces pays n’impacte pas les autres économies, notamment en Afrique. L’institution indique que les économies cumulées de ces trois pays représentent moins de 3% du PIB de l’Afrique de l’Ouest et moins d’1% du PIB de l’ensemble du continent.