L’OMS présente une stratégie contre le SIDA et la tuberculose en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a présenté mardi à Brazzaville, Congo, une stratégie de lutte contre la tuberculose et du VIH/SIDA en Afrique. Le Dr Luis Gomes Sambo, Directeur régional de l’OMS, a expliqué que l’accès aux antirétroviraux avait fortement progressé ces dernières années.

La stratégie développée par le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique met en exergue des interventions-clé qui visent à renforcer la collaboration entre les programmes de lutte contre la tuberculose et le VIH/SIDA, à réduire la charge de la tuberculose chez les Personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH), etc.

La stratégie a été présentée par le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Luis Gomes Sambo, à la 57ème session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui se tient actuellement à Brazzaville, siège de cette institution africaine.

Cette stratégie se base sur sept piliers. Il s’agit du développement du mécanisme de collaboration entre les programmes de lutte contre la tuberculose et le VIH/SIDA, la promotion de la prévention, du dépistage et du traitement de ces deux maladies, l’amélioration de l’accès des personnes souffrant de tuberculose aux services de dépistage du VIH/SIDA et l’intégration des mesures de lutte dans les interventions conjointes contre la tuberculose et le SIDA.

Parmi ces pilliers figurent également le renforcement de la communication et de la sensibilisation des personnels de Santé, la mobilisation de ressources financières additionnelles pour une intervention efficace et l’intensification continue de la recherche opérationnelle.

L’OMS a estimé que l’Afrique, qui compte à peine 10% de la population mondiale enregistre au moins 25% des cas de tuberculose notifiés chaque année. La région africaine abrite aussi 75% des femmes et près de 90% des enfants vivant avec le VIH/SIDA.

Le Dr Gomes Sambo a affirmé que 35% des patients souffrant de tuberculose sont aussi infectés par la VIH/SIDA. La tuberculose est responsable de de 40% des décès chez les PVVIH.