L’OMS encourage une nouvelle approche dans le traitement du VIH

Le directeur du département VIH/SIDA de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Jim Yong Kim, a souligné mardi à Abuja (Nigéria) l’importance d’une approche pour promouvoir la pérennité et l’équité dans le cadre des programmes d’accès au traitement en cas de ressources limitées.

Jim Yong Kim a déclaré à la 14ème conférence internationale sur le SIDA et les Infections sexuellement transmissibles que cette approche représentait une avancée formidable « dans la manière dont nous intensifions les traitements, renforçons l’accès aux soins et faisons la promotion de l’égalité dans la santé ».

Il a cité l’utilisation de régimes simplifiés et standardisés de traitement antirétroviraux de première et de seconde intentions, comme l’association déterminée de médicaments et l’application d’une thérapie ainsi que la surveillance des patients en utilisant des critères simples et des tests de laboratoire comme étant des éléments de cette approche.

M. Kim a aussi évoqué l’utilisation optimale des ressources
humaines limitées en faisant passer les tâches de surveillance et de suivi des malades des médecins aux infirmières et aux
travailleurs communautaires.

Il a suggéré l’implication des communautés affectées et des
Personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la conception et la
gestion des programmes, particulièrement dans les domaines de
l’éducation communautaire et du soutien aux patients.

Selon lui, cette approche a permis à plus de 50 pays de doubler le nombre de personnes sous traitement antirétroviral entre juin 2004 et décembre 2005.

« En Afrique, les approches simplifiées sont particulièrement
importantes parce qu’elles nous donnent les moyens d’intensifier le traitement, sans qu’il soit nécessaire de mettre en place des infrastructures coûteuses », a déclaré M. Kim, indiquant que ce traitement n’était pas une fin en soi.

« Nous trouvons que le traitement est aussi essentiel pour
renforcer la prévention du VIH. Des pays comme le Botswana, le
Swaziland et l’Ouganda démontrent qu’un meilleur accès au
traitement accroît la demande de conseils et de dépistage du VIH, ainsi que des autres services de prévention », a-t-il affirmé.