L’Internet tunisien, au grand complet pour 2004

Le ministre des Communications tunisien vient d’annoncer la mise en ligne, prévue pour 2004, d’un certain nombre de prestations économiques et administratives. D’autres mesures, annoncées par la presse tunisienne, liées à l’amélioration des transactions commerciales via le réseau des réseaux seraient en passe d’aboutir.

Le colloque annuel tunisien des  » cadres du contrôle économique et financier « , qui vient de s’ouvrir à la Cité technologique des communications d’Ariana, affiche le thème ambitieux des  » nouvelles technologies et leur rôle dans la modernisation de l’administration et la promotion de l’environnement économique « .

Selon le quotidien tunisien La Presse, le ministre de la Communication, M. Ahmed Friaâ, a précisé, lors de ce colloque, qu’une  » véritable mutation qualitative des procédures administratives et économiques  » se mettait en place. Cette stratégie aurait pour effet de simplifier les procédures, de réduire le nombre de documents exigés, de désigner un interlocuteur unique, et enfin, de baisser les délais requis pour l’étude des dossiers. Comment ? Toutes ces prestations seront fournies sur Internet à l’horizon de 2004, aurait souligné le Ministre, toujours selon le quotidien.

Le guichet unique virtuel

Pour l’heure, les experts concernés n’ont pu nous livrer davantage d’explications sur ce bond en avant que la Tunisie s’apprêterait à faire en matière de Netéconomie. Ces mesures semblent pourtant s’inscrire en droite ligne du programme d’actions de connexion Internet, lancé en 1997. Selon les sources officielles, le pays serait passé de 111 abonnés en 1996 à 200 000 en juin 2000.

Par ailleurs, l’hebdomadaire  » Les nouvelles de Tunis  » révèle, au même moment  » l’entrée en fonction, à partir du 1er novembre 2000, de la liasse unique et du guichet unique virtuel sur le réseau Tunisie Tradenet (TTN) « . Elle concerne essentiellement les opérateurs du commerce extérieur qui pourront échanger, via le Net, les documents inhérents à leurs activités avec leurs partenaires étrangers, les administrations, etc. Le procédé traditionnel en vigueur, en matière de commerce extérieur, serait maintenu en parallèle.