L’intégration passe par l’Union

La troisième édition du Forum sur le développement africain, qui se tient à Addis Abeba jusqu’au 8 mars, met l’accent sur l’intégration régionale, la lutte contre le sida, la gestion des conflits et le développement des nouvelles technologies. Solution : l’Union africaine.

Le Forum sur le développement africain (FDA 3) s’est ouvert ce lundi à Addis Abeba. Informel, le forum regroupe experts, ministres, représentants de la société civile, membres de l’Organisation de l’unité africaine et la Communauté de économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA). Au menu : intégration régionale, lutte contre le sida, gestion des conflits et développement des nouvelles technologies.

 » Lorsque nous avons commencé à préparer ce Forum il y a 18 mois, nous étions motivés par le désir d’accélérer l’intégration régionale et de voir l’Afrique s’adapter plus efficacement à la mondialisation. Nous n’avions pas prévu – et pour cause- que plusieurs initiatives politiques seraient prises, donnant ainsi à notre Forum un intérêt considérable « , déclare le Ghanéen Kingsley Amoacko, Secrétaire exécutif, dans son discours inaugural.

La passivité coûte chère

Les participants mettent l’accent sur la nécessité d’arriver très vite à une Union africaine effective. Et surtout sur l’implication des pays africains dans les conflits régionaux. Le Secrétaire général de la Comessa, le général Mwencha, a révélé  » que l’absence d’actions appropriées pour le maintien de la paix et pour l’intégration, qui, ensemble, pourraient coûter tout au plus 1 milliard de dollars, signifiait que les pays de sa région avaient perdu, l’année dernière, en termes de PIB, plus de 13 milliards de dollars du fait des seuls conflits « . La non-intervention revient plus chère.

Sur le plan purement économique, les participants devront se plancher sur l’harmonisation des politiques budgétaires, le faible niveau du commerce inter-africain et le fardeau de la dette. Tout un programme.

Les conclusions des travaux seront soumises au Conseil des ministres de l’OUA avant la mi-mars à Addis Abeba, avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains de juillet 2002 à Durban, en Afrique du Sud.

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