L’Indonésie exécute huit condamnés à mort dont quatre Africains

L’Indonésie a mis sa menace à… exécution en donnant la mort à huit personnes accusées de trafic de drogue, dont quatre Africains. Quant au Français Serge Atlaoui et à la philippine du nom de Mary Jane Veloso, ils bénéficient d’un sursis, mais pour combien de temps ?

Les autorités indonésiennes ont procédé l’exécution de huit personnes condamnées à mort pour trafic de drogue, dont quatre Africains, ont annoncé les médias locaux. Les appels internationaux ont été vains. Deux Australiens, un Brésilien, trois Nigérians, un Ghanéen et un Indonésien ont ainsi été fusillés peu après minuit, heure locale.

Leur exécution a impliqué un peloton de 12 tireurs. La condamnée philippine du nom de Mary Jane Veloso, une domestique de 30 ans par ailleurs mère de deux jeunes garçons, a été reportée à la dernière minute. Elle a pourtant répété maintes fois avoir été victime d’un réseau international de trafiquants de drogue. Le Président philippin aurait demandé ce sursis après la reddition à la police des Philippines de la personne qui l’aurait recrutée.

Le Français Serge Atlaoui, condamné lui aussi pour les mêmes raisons liées au trafic de drogue, bénéficie d’un sursis. En lieu et place de neuf exécutions, il y eut donc huit exécutions. La Philippine dont l’exécution, ce mardi, a été annoncée depuis la semaine passée est donc épargnée. Elle devra témoigner dans le cadre du procès de son bourreau. Reste à savoir quel sort sera réservé à Serge Atlaoui, avec la pression exercée notamment par l’Elysée sur Jakarta.