L’Imam Mahjoub Mahjoubi en passe d’être expulsé vers la Tunisie


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Mahjoub Mahjoubi
Mahjoub Mahjoubi

Dans un contexte de tensions autour de l’islam en France, l’Imam Mahjoub Mahjoubi de Bagnols-sur-Cèze se retrouve au cœur d’une polémique suite à ses prêches controversés. Accusé d’apologie du terrorisme, il devrait être expulsé vers la Tunisie. 

La polémique sur le contenu des prêches de Mahjoub Mahjoubi intervient dans un contexte de tensions accrues autour de l’islam en France. L’avocat de l’imam a confirmé l’arrestation de son client à son domicile, ce jeudi, en vue de son expulsion.

Controverse et réactions officielles

Mahjoub Mahjoubi, imam de Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, se retrouve au cœur d’une vive polémique suite à plusieurs prêches controversés, prononcés au cours des dernières semaines et notamment le 10 février 2024. Dans la vidéo sur ce dernier, largement diffusé sur les réseaux sociaux, il qualifie des « drapeaux tricolores » de « drapeaux sataniques » qui n’ont « aucune valeur auprès d’Allah ».

L’imam s’est défendu en affirmant qu’il ne parlait pas du drapeau français, mais de drapeaux « utilisés par des groupes terroristes ». Il a également présenté ses excuses « à tous ceux qui se sont sentis offensés ». Cependant, ses explications n’ont pas convaincu ses détracteurs, qui l’accusent de propager un discours haineux et de radicaliser ses fidèles. D’autres prêches sont mis en cause, laissant, selon ses détracteurs, peu de place au doute sur ses intentions.

La polémique a également ravivé le débat sur la place de l’islam en France et sur la surveillance des mosquées.

Défense et conséquences juridiques

Ses propos incendiaires ont provoqué l’indignation de nombreuses personnalités politiques, dont le ministre de l’Intérieur. Gérald Darmanin a annoncé avoir demandé au préfet du Gard le retrait du titre de séjour de l’imam qui court jusqu’en 2029. Une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme a  été ouverte par le parquet de Nîmes. En outre, un arrêté d’expulsion signé du ministère de l’Intérieur lui a été notifié, lors de son arrestation.

Un recours en référé peut être déposé dans la journée par son avocat, mais il n’est pas suspensif. L’expulsion de l’imam dépend désormais de la Tunisie à qui il revient de délivrer un laissez-passer.

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