L’Ile Maurice veut un deuxième site sur la liste du Patrimoine mondial

Le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, a déclaré mercredi soir, qu’il va tout faire pour s’assurer que la montagne du Morne, lieu où ont vécu les esclaves en fuite à l’époque de l’esclavage, dans le sud-est de l’île, soit inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

« La montagne du Morne peut devenir le porte-drapeau du continent africain au regard de son caractère unique et universel. Son inscription rehaussera la crédibilité du projet de la Route de l’esclavage initié par l’UNESCO », a estimé le Premier ministre.

Cette inscription a-t-il dit, lors d’une visite en ce lieu, va permettre de rendre hommage aux ancêtres des Mauriciens mais aussi à tous les Africains qui ont été affectés par la traite des esclaves. Cette montagne, a-t-il souligné, rappelle non seulement la souffrance humaine mais également la résistance des esclaves face à l’esclavage.

« Un grand nombre d’entre eux avaient choisi la mort en se jetant dans le vide. Ce qui démontre qu’on peut enchaîner une personne, la traiter comme un animal mais on ne pourra jamais lui enlever sa dignité ou enfermer son esprit », a laissé entendre M. Ramgoolam.

Pour sa part, l’expert sud-africain, François Odendaal, a dit n’avoir aucun doute quant à l’inscription de cette montagne sur la liste de l’UNESCO car, a-t-il ajouté, elle possède des valeurs universelles pour devenir un patrimoine mondial.

Il a demandé aux Mauriciens de convaincre le monde qu’ils vont s’occuper de ce site.

« Si vous le faîtes, vous aurez des retours importants en terme de développement économique. Elle va vous ouvrir de nouvelles possibilités qui vont diversifier votre industrie du tourisme. Il faut développer cette montagne de la meilleure façon possible et protéger son intégrité », a-t-il déclaré.

Maurice compte déjà un premier site inscrit, depuis l’année dernière, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, en Apravasi Ghat, le lieu de débarquement, à Port-Louis, des travailleurs indiens amenés dans l’île, il y a 170 ans.