L’Ile Maurice sucre l’Afrique du Sud

L’île Maurice va pouvoir vendre une partie de sa production sucrière sans taxe dans les pays membres de l’Union des douanes sud-africaines. Si le quota d’exportation exonéré est timide, 2 365 tonnes sur trois ans, il est jugé encourageant par les professionnels du secteur.

Il n’y aura aucune taxe sur les vente de sucre mauricien dans les cinq pays de la South african customs unions, la Sacu (ou Union des douanes sud africaines : l’Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland). Du moins pour une faible partie de la production de l’île. L’accord, effectif depuis le 1er août, porte sur un quota d’exportations de 2 365 tonnes sur trois ans. Un geste jugé encourageant par les professionnels du secteur.

Le quota consenti par la Sacu ne représente que 0,12% de la production annuelle de Maurice.  » Ce n ‘est pas grand chose mais c’est un début « , se félicite tout de même Michel Hardy, directeur du Syndicat mauricien du sucre, l’organisme chargé de la commercialisation à l’exportation d’une production nationale que le ministre de l’Agriculture estime à 640 000 tonnes pour 2001.

Le Zimbabwe mieux loti que Maurice

L’arrangement conclu sur le sucre entre l’île Maurice et la Sacu n’a rien de bilatéral. Il entre dans le cadre plus général de négociations entre deux grandes organisations régionales. La Sacu et la Sadec (Southern african development community ou Communauté de développement d’Afrique australe dont les pays de la Sacu font d’ailleurs tous partie).

 » La Sacu est très ancienne « , explique Michel Hardy.  » Les pays membres ont installé une zone douanière commune. Avec les droits de douanes, le prix des produits est très élevé pour les nations hors Sacu « . Les quotas sont une note d’espoir, même si tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Le montant total d’exportations exonérées de droits de douanes concédé par le groupe des cinq s’élève à 27 000 tonnes pour l’ensemble des pays hors Sacu. La part dévolue à l’île Maurice est trois fois moindre que celle octroyée au Zimbabwe (près de 10 000 tonnes), talonné de près par la Zambie (près de 9 000 tonnes) et le Malawi (6 000 tonnes). Des quantités encore une fois très faibles, mais chacun reste conscient que c’est bien le geste qui compte. Un geste qui, ils l’espèrent, en amènera d’autres.