L’homme au pénis amputé révèle sept autres morsures


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Drapeau du Sénégal
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Nous l’évoquions dans notre édition du vendredi : une femme arrache une partie du pénis de son mari. Cette histoire qui s’est déroulée à Diourbel (140 km de Dakar), faisait suite à une bagarre qui a éclaté entre le couple au moment d’aller au lit. Trouvé chez lui après un bref séjour à l’hôpital, Sowrou Ndiaye fait de nouvelles confidences.

(De notre correspondant à Dakar)

Mercredi 24 juillet, à Diourbel (environs 140 km de Dakar), une bagarre éclate entre le sieur Sawrou Ndiaye et sa femme, Batou Dieng. Dans le feu de l’action, cette dernière lui aurait sectionné une partie de son pénis. Le mari, selon L’Observateur, a atterri à l’hôpital où il a passé une nuit, avant de regagner son domicile.

« Nullement besoin de toi », la phrase de trop

Sowrou Ndiaye avait sommé sa femme de venir se coucher, sous prétexte qu’il se faisait tard. Celle-ci refuse d’obtempérer et le mari s’en prend à sa femme. Une violente bagarre se déclenche. La dame Batou Dieng s’est alors défendue comme elle le pouvait en croquant le pénis de son mari qui se trouve ainsi amputé. Trouvé chez lui par L’Observateur, le mari revient sur les faits. « (…) Vers 2 heures du matin, je me suis rendu compte qu’elle n’est pas encore venue se coucher. C’est ainsi que je suis sorti pour l’intimer l’ordre de venir me rejoindre dans la chambre », confie Sowrou Ndiaye qui soutient que s femme lui a servi une réponse irrespectueuse. « Je n’ai pas envie de me coucher, si c’est le cas pour toi, vas-y, la chambre est libre », aurait dit son épouse qui serait revenue dans la chambre pour ajouter un peu de piquant : « Je n’ai nullement besoin de toi ». Sauf que la femme attendra au moment où le mari dort à poings fermés pour venir faire du bruit et lui demander de se lever pour qu’elle refasse le drap du lit. « Là, je suis sorti de mes gongs, parce que je n’arrivais pas à comprendre son comportement », révèle le mari.

« Une partie de mon gland sectionnée »

La bagarre venait ainsi d’être déclenchée. En réalité, Sowrou Ndiaye et sa femme ont l’habitude de se bagarrer et la dame ne se laisse pas faire. « On avait l’habitude de se bagarrer et à chaque fois, elle tentait de me faire mal au niveau de mes parties intimes. Regardez mon corps, il y a sept morsures, toutes causées par elle (…). Cette femme a failli gâcher ma vie », confie Sowrou qui revient sur l’incident ayant occasionné la blessure au pénis. « Lorsqu’elle s’est agrippée sur mes parties intimes, je me suis senti très diminué. Je ne pouvais rien faire. Puisque mon caleçon n’avait pas enveloppé tout mon sexe, cela lui a facilité les choses ». La dame avait déjà le pénis entre ses dents. « Lorsque j’ai senti que j’étais à sa merci, j’ai hurlé de toutes mes forces dans l’espoir de trouver de l’aide. En vain (…). Elle a continué à mordre jusqu’à ce qu’une partie de mon gland soit sectionnée. C’est à ce moment qu’une voisine est venue à la rescousse, en lui assénant un coup. Elle a lâché prise. Je commençais à me vider de mon sang. A cause de la douleur, j’ai failli m’évanouir (…).

« Suis-je encore un homme »

Une fois à l’hôpital, le premier infirmier qui m’a vu a pleuré, arguant qu’il n’avait jamais vu chose pareille », confie Sowrou qui dit que l’infirmier a fait appel à un autre de ses collègues qui se disait dépassé aussi. Il aura fallu faire venir le médecin qui a fini par lui donner les premiers soins avant de l’interner. Toujours dans L’Observateur, Sowrou Ndiaye soutient avoir porté plainte et que l’affaire est pendante en justice. Ce qui ne l’empêche pas d’aimer sa femme, dit-il. Surtout qu’ils ont un gosse et qu’il est prêt à pardonner, rien que pur leur môme. Seulement, Sowrou a des inquiétudes. « Depuis les premiers soins, je me demande si je suis toujours un homme, tant je souffre. Parfois, j’ai même envie de me suicider. Le sang continue de couler, malgré les soins médicaux. Il m’arrive de sentir mon sexe bouger et je me fonde sur ça pour positiver, tout en gardant l’espoir que je suis toujours un homme », conclut Sowrou Ndiaye.

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Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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