L’exemple démocratique mauritanien

Le processus de transition vers la démocratie s’est conclu samedi par la démission du Premier Ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar.

Le Premier ministre du gouvernement de transition en Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Boubacar s’est déclaré, samedi soir, « fier de la façon démocratique, civilisée et paisible » dont va se transmettre le pouvoir pour la première fois dans l’histoire de son pays, dans une déclaration reprise par l’Agence Panapress.

S’exprimant à l’issue de la cérémonie officielle de démission de son gouvernement, M. Ould Boubacar, dont l’équipe a été chargée d’assurer l’expédition des affaires courantes, a dit souhaiter que « cette orientation se renforce à l’avenir et que s’enracine la démocratie dans le pays ».

Le gouvernement de transition de Mauritanie avait été formé à la suite du coup d’Etat du 03 août 2005 qui a vu le renversement du régime de l’ex-président Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya par une junte militaire. Il a présenté sa démission samedi en fin d’après-midi au chef de l’Etat, également sortant, le colonel Ely Ould Mohamed Vall.

Cette démission fait suite à l’élection à la présidence de la République de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, à l’issue du 2ème tour, le 25 mars, d’un scrutin présidentiel qui a marqué la fin du processus de transition de la Mauritanie vers un régime démocratique après une série consultations: un référendum constitutionnel en juin 2006 et des élections générales (législatives, municipales et sénatoriales) entre novembre 2006 et février 2007.

C’est donc une nouvelle page de l’histoire de la Mauritanie qui s’ouvre, avec des institutions rénovées, une nouvelle équipe de gouvernement, et des principes démocratiques désormais stabilisés.