L’ex-rébellion ivoirienne met ses troupes en état d’alerte

Les Forces nouvelles, l’ex-rébellion ivoirienne, ont annoncé mardi depuis leur Quartier général à Bouaké
(centre) qu’elles mettaient leurs troupes en état d’alerte face à ce qu’elles qualifient d’insurrection visant à renverser le gouvernement de transition.

« L’implication évidente de hauts cadres du FPI (au pouvoir) et la manipulation de jeunes gens dénommés Jeunes patriotes concourent à la réalisation de cette insurrection appuyée par des éléments de l’armée et des Forces de défense et de sécurité », indique un communiqué des FN transmis mercredi à la PANA.

Au cours de leur réunion du lundi 16 janvier à 17 heures, l’armée et les Forces de défense et de sécurité avaient décidé de l’organisation d’un coup d’Etat, précise le communique pour justifier cette décision.

« Les Forces nouvelles se mettent en état d’alerte et prendront leur responsabilité quant à la stabilité du pays, au cas où ces militaires envisageraient de mettre en oeuvre le projet de prise du pouvoir », avertit l’ex-rébellion.

Les Forces nouvelles ont demandé à l’ONU, à l’Union africaine et à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de « faire montre de la plus grande fermeté » à l’endroit des auteurs et commanditaires, militants du FPI.

Elles demandent également à la communauté internationale de
s’opposer par tous les moyens à cette nouvelle déstabilisation projetée par la frange partisane de l’armée qui mettrait un frein à l’espoir de paix dans le pays.

Cette déclaration de l’ex-rébellion intervient au lendemain des violentes manifestations de rue déclenchée par les « Jeunes patriotes », partisans du chef de l’Etat Laurent Gbagbo, pour protester contre le refus du Groupe de travail international (GTI) de proroger le mandat des députés qui a expiré le 16 décembre dernier.