L’ex-Femen tunisienne Amina condamnée en France pour avoir menti


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Drapeau de la Tunisie
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L’ex-Femen tunisienne Amina Sboui a été condamnée à la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir dénoncé à la police une agression imaginaire par des islamistes à Paris.

L’ex-Femen tunisienne Amina Seboui fait encore parler d’elle. Elle a été condamnée à la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, ce mercredi, pour avoir dénoncé à la police une agression imaginaire par des islamistes à Paris. Sursis simple ou accompagné d’une mise à l’épreuve avec des mesures telles qu’une obligation de résidence, de travail ou de formation, de soins, en l’occurrence un suivi psychologique, la procureure s’en est remise à l’appréciation du tribunal correctionnel de Paris.

La jeune femme de 19 ans avait porté plainte le 7 juillet, déclarant que cinq islamistes avaient entrepris de lui raser cheveux et sourcils.
Grâce à la vidéo-surveillance, les policiers retracent son parcours dans le métro, mais ne constatent aucune agression et surtout, ses sourcils et ses cheveux sont intacts. Et fin septembre, elle a finalement reconnu, dans une lettre, avoir menti. « Je suis désolée », a répété à la barre Amina Sboui, « je me suis sentie seule, je voulais attirer un peu l’attention de mes amis ». « Je ne pensais pas que ça irait jusque là », a-t-elle répondu à la présidente qui lui demandait si « avec le recul », la lycéenne pensait qu’il s’agissait d’une « bonne méthode».

La jeune femme très controversée dans son pays avait d’abord raconté cette agression imaginaire sur Facebook, puis les coups de fil ont afflué, et ses amis sur le réseau social lui ont conseillé d’aller au commissariat. Aujourd’hui, l’ex-Femen va mieux. « J’essaie de créer des liens, de ne pas m’enfermer », a-t-elle dit au tribunal.

Actuellement en terminale littéraire, Amina Sboui souhaite finir ses études, des sciences politiques ou de philosophie et ambitionne d’ouvrir en Tunisie un centre d’hébergement pour les femmes qui sortent de prison. Elle s’était fait connaître en Tunisie, où elle avait fait deux mois et demi de détention provisoire, en 2013, pour avoir peint le mot « Femen » sur le muret d’un cimetière de Kairouan, dans le sud de Tunis, pour dénoncer la tenue d’un rassemblement de militants salafistes. Elle a finalement quitté le mouvement qu’elle a accusé d’islamophobe.

La jeune femme a été vivement critiquée en Tunisie pour son engagement dans les Femen. Elle a même été menacée de mort à plusieurs reprises et reniée par une partie de la famille. Une pression sociale accrue qui l’a poussée à se réfugier en France.

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