L’éradication de la polio c’est possible, mais il faut poursuivre la lutte!

La lutte contre la polio a connu des avancées spectaculaires ces dernières années. Mais si la maladie a quasiment disparu dans les pays occidentaux, ce n’est pas le cas pour de nombreux pays en développement. A l’occasion de la journée internationale de la polio ce 24 octobre, l’organisation Rotary, très active dans le combat contre cette maladie, rappelle qu’il faut poursuivre la mobilisation pour que plus qu’aucun enfant ne meurent de cette maladie.

Eradiquer la polio, c’est possible, assure l’organisation Rotary club qui a pour objectif de faire disparaître cette maladie très grave qui provoque la paralysie des membres. L’organisation qui travaille en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé ou encore la Fondation Bill Gates, a injecté, depuis sa création, plus de 900 millions d’euros. Selon elle, pour éradiquer la polio, il faut y mettre les moyens financiers, mais aussi humains.

A l’occasion de la journée internationale de la maladie, ce 24 octobre, elle rappelle qu’il faut poursuivre la lutte et donner encore un dernier coup de collier, même si la maladie a connu un net recul au cours des 30 dernières années, grâce à de grands acteurs à l’international tels que l’OMS, l’UNICEF, le Rotary et le Center for Disease Control. Actuellement, seuls trois pays sont considérés comme endémiques : le Nigeria, l’Afghanistan, et le Pakistan. Au 9 octobre 2013, l’incidence de la polio dans les pays endémiques était de 40% inférieure à l’année précédente, soit 94 cas contre 157.

L’importance de l’hygiène

Sans compter que le nombre cas de polio s’est effondré, passant de 350 000 en 1998 à moins de 250 en 2012, soit une baisse de 99% du nombre de cas signalés. Et en 2012, elle n’avait jamais fait aussi peu de victimes. Ces chiffres, montrant le recul spectaculaire de la maladie, ne doit pas pour autant inciter à s’endormir sur ses lauriers. Alors que la maladie a quasiment disparu dans les pays occidentaux, elle est toujours présente dans ceux en développement.

C’est le cas de la corne de l’Afrique notamment, où une nouvelle épidémie est survenue, représentant plus de deux tiers de tous les cas recensés en 2013. Preuve que les pays de cette région de l’Afrique sont toujours exposés au risque de flambées tant que la polio n’a pas été éradiquée. Cette partie de l’Afrique ainsi que l’Afrique de l’ouest sont les zones les plus à risques. Dans les zones les plus à risques, notamment en Afrique, « le manque d’infrastructures, les campagnes de vaccination mal menées, les tracas liés à l’accès à l’eau potable causent d’énormes difficultés pour lutter efficacement contre la maladie », selon Olivier Rosenbauer, porte-parole de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite à l’OMS.

Pour mettre un terme à la maladie dans ces zones, il faut absolument mener une bonne campagne de vaccination et sensibiliser sur l’importance de l’hygiène, car la polio est avant tout la maladie des mains sales, selon le responsable. D’après lui, ce n’est que comme ça qu’on arrivera à mettre définitivement un terme à cette maladie qui cause encore le décès de nombre d’enfants sur le continent.