L’empire ébranlé

Il n’est pas d’hégémonie qui ne suscite, au fil du temps, révolte. Les attaques, hier encore invraisemblables, qui frappent aujourd’hui les bâtiments symboles de la puissance américaine apportent leur confirmation sanglante à la règle qu’avaient déjà douloureusement apprise les Athéniens du Vème siècle avant Jésus-Christ.

Il est trop tôt pour connaître les responsables, trop tôt pour savoir quelles stratégies minutieuses ont présidé aux attaques terroristes, trop tôt pour évaluer leurs dégâts.

Mais que la face du monde ait aujourd’hui changé, que l’histoire ait franchi une étape, que le XXIème siècle s’ouvre comme l’espace de désordres nouveaux, il est déjà possible de le dire.