L’Egypte transforme la fonte en bronze

L’Egypte a décroché deux médailles de bronze aux Championnats du monde d’haltérophilie qui se sont achevés ce mardi à Varsovie (Pologne). Le pays renoue avec les podiums qu’il avait déserté depuis 1955. Les nouvelles stars nationales de la discipline s’appellent Nahala Ramadan et Mohamed Tantawi.

L’Egypte s’est brillamment illustrée aux derniers Championnats du monde d’haltérophilie (18 -26 novembre) à Varsovie en remportant deux médailles de bronze. Deux podiums qui marquent le renouveau de l’haltérophilie égyptienne. Si Mohamed Tantawy, chez les moins de 69 kg, a confirmé sa stature internationale, la jeune Nahala Ramadan a créé la surprise chez les femmes dans la même catégorie.

La performance de Mohamed Tantawy, déjà quatrième aux Championnats du monde 2001 à Sofia (Bulgarie), n’a étonné personne. Il décroche la médaille de bronze en épaulé jeté, en soulevant 187 kg. 5,5 petits kilos de moins que le Chinois Zhang Gouzheng, médaille d’or avec 192,5 kg. L’athlète égyptien est, à 22 ans, le meilleur espoir de médaille pour les prochains jeux olympiques à Athènes en 2004 et s’est vu attribué une bourse par le Comité international olympique pour soigner sa préparation.

Championne de 17 ans

Transcendés par la compétition les deux Egyptiens ont battu tous leurs records personnels. Même si Mohamed n’arrive que 8ème en arraché, ses 145 kg sont une bonne source de satisfaction pour sa fédération. 2002 marque également l’arrivée de Nahala Ramadan dans la cours des grandes. A 17 ans, elle décroche le bronze en arraché avec 110 kg dans la catégorie des moins de 69 kg. Aux prises avec les meilleures mondiales de la discipline, personne ne l’attendait vraiment sur un podium. Bien qu’elle ait empochée aux Championnats du monde en juillet dernier, en République Tchèque, une médaille d’argent et une de bronze.

72ème édition pour les hommes, 15ème pour les femmes, ces Championnat du monde n’ont accueilli que deux pays africain. Avec l’Egypte (cinq athlètes), seule l’Algérie était là pour représenter le continent. Ouahiba Belgandi, chez les moins de 58kg et Leila Lassouani, chez les moins de 63 kg, n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu. Il est vrai qu’avec des performances inférieures en moyenne de 20 kg par rapport aux médaillées, les deux filles n’avaient aucune illusion à se faire.

Hommes ou femmes, toutes catégories confondues, le phénomène de ces Championnats restera la Chinoise Wang Ming Juan, chez les moins de 48 kg qui, du haut de ses 17 ans, a établi d’impressionnants nouveaux records mondiaux en junior et en senior aussi bien en arraché (92,5 kg) qu’en épaulé jeté (115 kg).