L’Egypte pointe du doigt un rapport de Human Right Watch sur les droits de l’Homme

Le rapport de Human Right Watch sur les droits de l’Homme en Egypte n’est pas du goût du gouvernement. En effet, ce mardi, l’Etat égyptien a fermement critiqué le rapport de l’ONG qui y dénonce les « violations flagrantes » des droits de l’Homme commisses durant la première année au pouvoir du Président Abdel Fattah al-Sissi.

Les relations entre l’Egypte et Human Right Watch ne sont pas au beau fixe. Et pour cause, l’ONG a publié un rapport pointant du doigt les violations des droits de l’Homme commisses en Égypte durant la première année de mandat du Président Abdel Fattah al-Sissi. Un rapport qui a vivement été critiqué par l’Egypte, ce mardi, accusant Human Right Watch de soutenir le terrorisme.

Pour le ministère égyptien des Affaires étrangères, le rapport de Human Right Watch « est orienté politiquement et ne respecte pas les règles les plus élémentaires d’exactitudes et d’objectivité, Human Right Watch a l’habitude de répandre des mensonges et des informations erronées, sans fondements ».

A l’issue du premier anniversaire de l’investiture d’Abdel Fattah al-Sissi, ce lundi, Human Right Watch a mis en avant « l’impunité quasi-totale accordée aux forces de sécurité et s’était insurgée contre une série de lois sévèrement restrictives pour les droits civiques et politiques ». Le Président égyptien fait régulièrement l’objet d’accusations de répression à l’égard de toute opposition par les organisations de défense des droits de l’Homme.

Depuis la chute de Mohamed Morsi, plus de 14 000 manifestants pro-Morsi ont été tués par les forces de l’ordre lors de rassemblements, 15 000 ont été emprisonnés dont certains condamnés lors de procès de masse.