L’Égypte accueille les premiers blessés évacués de Gaza

Des ambulances palestiniennes en provenance de Gaza
Des ambulances palestiniennes provenant de Gaza

Les premières ambulances transportant des blessés de Gaza sont entrées en Égypte, ce mercredi. L’armée israélienne continue de bombarder la Bande de Gaza où 4 000 autres blessés attendent leur évacuation.

Un total de 88 blessés, dont 40 enfants, des femmes et des vieillards ont été évacusé via Rafah pour être soignés dans des hôpitaux égyptiens. « Les enfants et certains vieillards auront des accompagnateurs avec eux », a affirmé un responsable palestinien en poste au terminal de Rafah.

4 000 blessés en attente dans Gaza

Des ambulances blanches palestiniennes ont traversé le terminal de Rafah, ce mercredi. Au moins 40 ambulances, transportant chacune deux blessés, ont emprunté le terminal de Rafah. Ce point étant l’unique ouverture de Gaza, qui ne soit pas aux mains d’Israël. Sur place, des ambulances égyptiennes jaunes et bleues les attendaient, depuis 24 heures.

Les blessés seront transportés vers un hôpital de campagne, à Cheikh Zoueid, ainsi qu’à Al-Arich, dans la province du Nord-Sinaï. S’agissant des cas les plus critiques, ils seront évacués vers des hôpitaux du Caire. En attente, une liste de 4 000 blessés nécessitant des soins non disponibles dans la Bande de Gaza.

« Il faut sauver leur vie »

« Nous espérons qu’ils vont pouvoir partir dans les prochains jours, car ils ont besoin d’interventions chirurgicales qui ne peuvent être accomplies à Gaza. Il faut sauver leur vie », a indiqué à l’AFP, Ashraf al-Qudra. Le porte-parole du ministère palestinien de la Santé n’a pas caché la course contre la montre que mènent les autorités de son pays.

Des ambulances égyptiennes
Des ambulances égyptiennes

Après les 88 blessés autorisés à traverser la Bande de Gaza, ce mercredi, près de 545 binationaux et étrangers attendent de quitter ces territoires sous siège israélien. Il est fait état de ressortissants de 44 pays et de 28 agences, organisations ou ONG étrangères se trouvant dans la Bande de Gaza. Dans ce territoire de 2,4 millions d’habitants, ils attendent d’être évacués.

8 525 morts, dont 3 542 enfants

Depuis l’assaut du Hamas, les bombardements israéliens dans la Bande de Gaza ont fait 8 525 morts. Parmi ces décès enregistrés depuis le 7 octobre, figurent 3 542 enfants. Par ailleurs, plus de 21 000 blessés sont à déplorer, selon le ministère palestinien de la Santé. Vendredi, l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé une trêve humanitaire dans Gaza. Elle a pris le relais, après des échecs répétés du Conseil de sécurité à poser des actions concrètes.

La résolution demande une « trêve humanitaire immédiate, durable et soutenue, menant à la cessation des hostilités ». Votée à New York, la résolution a recueilli 120 voix pour, 14 contre et 45 abstentions. Le texte a été élaboré par la Jordanie, au nom du groupe de 22 pays arabes. Pendant ce temps, les manifestations de soutien à la Palestine se multiplient sur le continent africain.

L’Afrique du Sud tire sur Israël

Le 30 octobre, l’Afrique du Sud a exhorté la communauté internationale à enquêter sur les violations du droit international commises par Israël dans la Bande de Gaza. « Plus de 3 257 enfants palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre. Ce nombre dépasse celui des enfants tués dans toutes les zones de conflit du monde depuis 2019 », a déploré le gouvernement sud-africain.

Israël, « en tant que puissance occupante, n’a pas le droit de se défendre par des moyens militaires… Le concept du droit d’Israël à se défendre par des moyens militaires est utilisé à tort par certains, et délibérément par d’autres, pour légitimer l’usage illégal de la force contre le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie occupée », a insisté Pretoria.

Lire : L’Afrique du Sud dénonce la tuerie d’enfants palestiniens par l’armée israélienne