L’avocat de Mme Gbagbo charge le juge Français Patrick Ramaël

Le Conseil de la Première Dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo, et du ministre de l’Economie, Paul Bohoun Bouabré, estime que le juge Français, Patrick Ramaël, qui aurait demandé à auditionner à Paris ces deux personnalités dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste Franco-canadien Guy André Kieffer, a violé l’accord de coopération judiciaire qui existe entre la Côte d’Ivoire et la France.

L’avocat de la Première Dame, Me Rodrigue Dadjé Babo, a au cours d’une conférence de presse ce vendredi à Abidjan, fustigé la forme de la convocation des deux autorités ivoiriennes. « Mes deux clients n’ont jamais reçu de convocation », a précisé Me Dadjé, contrairement à l’annonce faite les 8 et 9 juillet 2008 par Radio France internationale (RFI), selon laquelle le juge Ramaël aurait lancé une convocation à ses clients pour les entendre sur la disparition de André Kieffer.

Il s’est étonné que ses nombreux courriers adressés au juge Français pour savoir si « oui » ou « non » il a convoqué les autorités ivoiriennes à Paris, soient restés sans réponse à ce jour.

« La campagne faite par les médias français sur la comparution des deux autorités ivoiriennes par le juge Patrick Ramaël est une pure campagne de dénigrement », en déduit Me Dadjé avant d’ajouter : « en tout état de cause, pour ceux qui ne le sauraient pas, la Côte d’Ivoire n’est pas un arrondissement de Paris pour relever de la compétence territoriale du juge Ramaël, mais un Etat souverain ».

Dans tous les cas, Mme Gbagbo est, selon son conseil, disponible et disposée à être entendue par la justice ivoirienne « dans le cadre de sa plainte pour diffamation contre Berté Seydou« , qui avait mis en cause la Première Dame ivoirienne dans la disparition de Guy-André Kieffer lors d’un témoignage donné en France, se présentant comme « le chauffeur du chef présumé du commando qui a enlevé le journaliste franco-canadien ».

Les enquêtes sont toujours en cours pour établir la vérité.