L’aventure Gottinger sportswear

Nouveau venu dans le monde du sportswear, la marque Gottinger est le résultat d’une aventure humaine entre trois amis complémentaires dans le travail. Soutenue par de nombreux footballeurs professionnels, la griffe nantaise promeut le partage et la confiance en soi comme valeurs.

« Croire en soi, croire en l’amitié et faire ensemble au-delà des différences ». Tel est le slogan de la jeune marque de sportswear français Gottinger. Lancée en août 2005, l’enseigne nantaise, distribuée aujourd’hui dans une quinzaine de villes de France, connaît des débuts très prometteurs. De nombreux footballeurs professionnels ont décidé de lui prêter leur image pour la soutenir. A la base de l’initiative, trois amis : Alain Georges Dibatchou, d’origine camerounaise (gérant), Geoffrey Coudoux (responsable de création) et Clifford Robin Zebaze, également d’origine camerounaise (responsable relations publiques et médias). Ce dernier nous explique les débuts et le décollage de ce qu’il considère avant tout comme une grande aventure humaine.

Afrik.com : D’où vient le nom Gottinger ?

Clifford Robin Zebaze :
C’est la réponse à l’appel du public. Nous cherchions un nom pour la marque, un nom qui soit le plus universel et cosmopolite possible. Alors nous avons fait des tests avec plusieurs propositions auprès d’un panel client et auprès de footballeurs, univers sur lequel nous souhaitons bâtir la marque. Et c’est Gottinger qui a été plébiscité.

Afrik.com : Quelle est la genèse de la marque ?

Clifford Robin Zebaze :
Gottinger est avant tout une aventure humaine. Quand Alain George (Dibatchou) a eu cette idée et qu’il est venu nous la présenter, il nous a fait comprendre que nous avions le potentiel qu’il fallait développer une marque. Le fait est que nous sommes tout à fait complémentaires. L’un assure la gestion de la société, l’autre s’occupe de la création, tandis que moi j’ai bonne approche relationnelle et un bon carnet d’adresses dans le milieu du sport. Après c’est comme dans tous les projets. Il ne faut pas évoluer tout seul. Un groupe soudé ne peut qu’avoir des résultats positifs.

Afrik.com : Quel est l’esprit de la marque ?

Clifford Robin Zebaze :
Gottinger est une marque à mixité sociale. Si c’est une marque sportive, elle n’est pas exclusivement destinée à un public précis.

Afrik.com : Vous avez notamment des sweats et des casquettes dans votre collection. Des articles qui peuvent aussi bien être portés à la ville que sur un terrain de sport. Quelle différence faites-vous entre le sportswear et le streetwear ?

Clifford Robin Zebaze :
Nous estimons faire du sportswear dans la mesure où nous nous identifions aux sportifs afin de promouvoir la marque, ce qui n’est pas pareil pour le streetwear.

Afrik.com : Quels sportifs soutiennent la marque ?

Clifford Robin Zebaze :
Il y a beaucoup de footballeurs professionnels en France et à l’étranger qui nous prêtent leur image pour promouvoir la marque. Je citerais par exemple : Emerse Fae, Mamadou Diallo et Milos Dimitrijevic, du FC Nantes et Jean II Makoun du Lille olympique sporting club pour les pros en France. Pierre Womé de l’Inter de Milan (Italie) et Gérémi de Chelsea (Angleterre) à l’étranger. Nous sommes également soutenus par l’équipe de France olympique de bobsleigh (en dehors du terrain). Et ça ne peut que nous aider à réussir.

Afrik.com : Les affaires marchent ?

Clifford Robin Zebaze :
Il ne reste presque plus rien de la première collection de 5 000 pièces que nous avions sortie à la fin de l’été dernier. Nous n’avons plus de réassort. Si je suis actuellement le seul à me consacrer à plein temps à Gottinger, les autres vont bientôt m’emboîter le pas et devoir arrêter leur autre activité professionnelle parce que nous arrivons à un point critique du développement de la marque.

Afrik.com : Il est toujours difficile d’avoir le soutien des banques pour démarrer un projet. Avez-vous rencontré des difficultés particulières à ce niveau ?

Clifford Robin Zebaze :
Au départ les banques étaient sceptiques et je tiens à remercier la Banque populaire qui nous a fait confiance. Mais lorsqu’un banquier voit sur sa table, en plus d’un bon business plan, une liste de 80 footballeurs professionnels avec leur numéro de téléphone, qu’il en prend un au hasard pour vérifier nos dires et qu’il s’aperçoit que nous n’avons pas menti, il accorde tout autre crédibilité à votre produit.

Afrik.com : La distribution est un autre problème délicat. Arrivez-vous à convaincre facilement des patrons de magasins ?

Clifford Robin Zebaze :
Nous n’avons eu aucun mal à convaincre des patrons de magasin. Même quand nous n’avions pas encore de dossier de presse consistant. Dès le départ, la centrale d’achat de Go Sport nous a fait confiance, mais nous avons eu un contretemps dans le suivi du deal. L’enseigne qui nous a permis de faire notre première vente est le magasin Open Sport à Nantes.

Afrik.com : Vous souvenez-vous de votre première vente ?

Clifford Robin Zebaze :
Oui, nous étions les trois associés dans la rue, habillés en Gottinger. Une personne nous a interpellés pour nous dire qu’elle aimait bien ce que nous portions et nous a demandé où elle pouvait en acheter. Nous lui avons indiqué le magasin (Open Sport) où elle pouvait en trouver. Deux heures plus tard, nous avons rencontré ladite personne dans le magasin en train d’acheter du Gottinger. Nous étions très émus, surtout de voir comment ça c’était passé.