L’attaque marocaine contre les trois Algériens est-elle délibérée ?


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Mohammed VI, roi du Maroc,
Le roi du Maroc, Mohammed VI

L’attaque survenue le 1er novembre dernier, imputée à l’armée marocaine, et qui a coûté la vie à trois camionneurs algériens, aurait été « délibérée » et effectuée avec « un armement sophistiqué ».

Des développements dans l’affaire de la mort de trois ressortissants algériens, tués alors qu’ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla, soulevés par la presse algérienne qui cite le journal espagnol El Pais, indiquent que cet assaut a été mené par des drones. Citant ses sources, le média espagnol indique que ces dernières écartent l’hypothèse de bavure et doutent qu’il s’agit d’une erreur.

Sur les réseaux sociaux, c’est le déferlement de positions. La Toile est soudainement envahie par des analystes qui décryptent ces derniers incidents qui ont exacerbé la tension déjà forte entre le Maroc et l’Algérie. Certains ont été jusqu’à affirmer que cette attaque a impliqué un drone de combat turc Bayraktar TB-2, lancé depuis la base aérienne de Smara, au Sahara. Qu’en est-il ?

Dans ses conclusions, le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, avait détaillé que la mission a « observé deux camions portant des plaques d’immatriculation algériennes stationnés parallèlement l’un à l’autre. Les deux camions ont subi d’importants dommages et ont été carbonisés », ajoutant que le bombardement des trois civils algériens a eu lieu près de Bir Lahlou.

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Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, avait déploré que « l’emploi par l’Etat occupant d’un armement sophistiqué meurtrier pour entraver la libre circulation de véhicules commerciaux dans un espace territorial sur lequel il n’a aucun droit, constitue un acte de fuite en avant porteur de risques imminents pour la sécurité et la stabilité au Sahara Occidental et dans toute la région ».

Ramtane Lamamra, qui considère que cet acte est en droite ligne avec « la volonté des autorités marocaines et de leurs alliés d’étendre le conflit militaire au-delà de la zone dans laquelle se produisaient les opérations militaires auparavant, autour et à l’intérieur du mur », convoque « tous les facteurs disponibles » et estime qu’il s’agit d’un acte délibéré de provocation contre l’Algérie, au mépris du droit international ».

Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune, qui dénonce que « ces trois ressortissants algériens ont été lâchement assassinés par un bombardement barbare de leurs camions, alors qu’ils faisaient la liaison Nouakchott-Ouargla », promettant que « leur assassinat ne restera pas impuni ».

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Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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