L’armée nigérienne reprend Tizirzit, 17 rebelles tués

Quelque 17 combattants du Mouvement des nigériens pour la justice (MNJ, rébellion) ont trouvé la mort suite à une offensive des Forces armées nigériennes (FAN) dans le poste avancé de Tizirzit (région d’Agadez), a annoncé ce samedi une source militaire.

Selon la source, cette offensive a permis à l’armée nigérienne de reprendre le contrôle de ce poste avancé tombé sous le contrôle du MNJ, il y a un an. On rappelle que lors de cette attaque considérée par les observateurs comme la défaite la plus cuisante qu’ait enregistré l’armée nigérienne, 13 soldats avaient trouvé la mort et plusieurs d’entre eux avaient été faits prisonniers par le MNJ.

Au cours de cette année, l’armée nigérienne a procédé à un important déploiement d’hommes et de matériels en direction du Nord du pays, signe de l’option offensive qu’elle a choisie.

Depuis l’attaque de Tanout en février dernier, le MNJ s’est illustré dans les prises d’otages, la dernière en date étant celle de quatre ressortissants français travaillant pour la société AREVA, libérés récemment.

Le MNJ réclame l’ouverture de négociations avec le pouvoir nigérien, un dialogue qui a du mal à s’établir entre les protagonistes dans ce conflit.

Le président nigérien Mamadou Tanja se refuse à reconnaître le MNJ en tant que mouvement rebelle, qualifiant ses acteurs de « bandits armés », de « terroristes » qu’il faut « mettre hors d’état de nuire par tous les moyens ».

Lors de la célébration de la Fête de la concorde, le 24 avril dernier, le président nigérien s’était dit prêt à discuter avec le MNJ à condition que le mouvement accepte de déposer les armes et d’inscrire ses revendications dans un cadre républicain, rappelle-t- on.

Depuis l’éclatement de ce conflit en février 2007, plusieurs combattants du MNJ ont accepté de déposer les armes et regagné leurs familles sans aucun préjudice.

A l’origine de ce conflit, le MNJ exige plus de justice sociale en termes de répartition des revenus issus de la vente des ressources minières, des postes au sein des Forces armées de défense et de sécurité, de la Douane, de la Police, des Eaux et Forêts au profit des touaregs.