L’Algérie : un boomerang appelé Aminatou

L’Algérie voulait faire de l’Affaire de Aminatou Haïdar une charge contre le Maroc en matière des violations des droits de l’homme, cette affaire s’est transformée en fin de compte en une confirmation de la souveraineté marocaine sur ses provinces du sud. Dans la nuit du 17 au 18 décembre cette femme a été autorisée à revenir au Maroc. Le Maroc a non seulement réussi à ce que cette femme accomplisse les formalités en vigueur pour accéder au territoire marocain, reconnaissant ainsi sa marocanité et la marocanité du sahara marocain, mais a pu obtenir une confirmation supplémentaire dans de la France dans sa reconnaissance de la marocanité du sahara et un engagement supplémentaire de la part de l’Espagne dans son adhésion en faveur de la proposition marocaine de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

En effet dans un communiqué l’Elysée rendu public le président français, Nicolas Sarkozy, qui a de toute vraisemblance joué un rôle décisif dans le dénouement de cette affaire, précise que “la législation marocaine s’applique au sahara” et exprime son vœu que le Maroc puisse « remettre à Madame Aminatou Haidar son passeport marocain à son arrivée sur le territoire du Royaume”. Le président français précise donc bien que cette femme sera à Laâyoune, en territoire marocain où s’applique la législation marocaine. Cela nous rappelle les mêmes tournures linguistiques diplomatiques d’un certain Jacques Chirac qui parlait des provinces marocaines du sud.

L’Espagne qui était tentée par le forcing en début de cette affaire a publié un communiqué d’une très grande portée et ne laisse aucun doute de l’alignement de l’Espagne sur la solution proposée par le Maroc. “Pendant que l’on trouve une solution au contentieux du Sahara et en conformité avec la position des Nations Unies, l’Espagne constate que la Loi Marocaine s’applique au Sahara” précise le communiqué espagnol. L’Espagne a en outre profité de ce communiqué pour donner une réponse sans équivoque à l’Algérie et aux autres parties qui ont manœuvré durant cette affaire pour nuire aux relations entre l’Espagne et le Maroc. “Le gouvernement d’Espagne salue la politique de modernisation et de réformes entreprises par les autorités du Royaume du Maroc et s’engage à l’accompagner. Dans ce sens, le gouvernement réaffirme sa volonté d’approfondir sa coopération dans le cadre du statut avancé convenu entre l’Union Européenne et le Maroc”, conclut le communiqué.

La France et l’Espagne renvoient donc l’Algérie à cette amère réalité qu’elle n’arrive pas encore à digérer, et au passage ils donnent une belle leçon à la Suède qui a cru pouvoir profiter de son passage à la présidence de l’EU pour régler ces comptes avec le Maroc. Ce pays est l’un des grands pourvoyeurs en fonds en en logistique au Polisario. Il a l’air de confondre soutien humanitaire et soutien au terrorisme. Ces collisions avec le Maroc sont récurrentes. En novembre dernier le Maroc a expulsé la Conseillère de l’ambassade suédoise à Rabat, Anna Block-Mazoyer, qui été impliquée dans une affaire portant atteinte aux intérêts du pays hôte. Elle a transmis un document diplomatique à des éléments séparatistes, liés à l’Algérie et au Front polisario. Par la suite, ce document s’est retrouvé naturellement entre les mains de ces derniers. Dans l’affaire Aminatou Haïdar, la Suède s’est précipitée d’envoyer une sommation au Maroc en l’invitant à collaborer avec l’Espagne. Le comm
uniqué de la France et celui de l’Espagne lui ont fait comprendre que l’on traite pas avec le Maroc avec une telle légèreté, et que sa vision tronquée du Monde est loin de l’aider à comprendre des sujets aussi complexes que celui du sahara marocain.

Adil