L’Algérie plus que jamais déterminée à combattre le terrorisme

Le forum du quotidien El Moudjahid, tenu dimanche à Alger, a été le prétexte pour Me Merouane Azzi, président de la cellule d’aide judiciaire pour l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, d’insister sur l’obligation d’« appliquer la charte pour la paix et la réconciliation nationale » dans la « lutte contre le terrorisme » . Il a en outre mis l’accent sur la nécessité de « soutenir le renseignement » en tant que moyen de mettre en échec et prévenir les opérations terroristes.

Me Merouane Azzi, président de la cellule d’aide judiciaire pour l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, a appelé à l’élargissement des dispositions d’indemnisation à d’autres catégories de victimes de la tragédie nationale. C’était dimanche à Alger, en marge du forum du journal El Moudjahid. Une recommandation qui n’est pas sans écho dans la société civile qui est consciente des préjudices subies par une partie de la population durant la décennie noire.

Si jusqu’à présent seules quelque 15 000 personnes ont bénéficié des mesures de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, comme a tenu à l’affirmer Me Merouane Azzi, ce n’est pas parce que les portes sont fermées aux autres catégories. Les femmes victimes de viol, les enfants nés dans les maquis, les détenus dans les camps du Sud (on en parle de quelque 18 000) ainsi que des entrepreneurs promoteurs qui ont subi des préjudices financiers du fait de cette conjoncture, sont cités comme victimes à dédommager.

Le responsable qui a fait de la charte pour la paix et la réconciliation nationale son principal crédo maintient son combat pour que les pouvoirs publics tâchent à reconsidérer le montant de la pension mensuelle allouée aux victimes du terrorisme. Celle-ci varie actuellement entre 5 000 et 6 000 DA et il est considéré par la majorité comme insignifiant, voire de la poudre aux yeux. La promulgation d’une « loi spécifique » pour les victimes du terrorisme est aussi proposée en guise de reconnaissance aux efforts consentis pour que le pays recouvre sa stabilité.

L’intervenant au forum du quotidien El Moudjahid a parlé de plus de 17 000 terroristes éliminés durant la période 1992-2006, selon les statistiques des services de sécurité et de la Gendarmerie nationale. Comme solution de sortie triomphale, le président de la cellule a insisté sur l’obligation d’« appliquer la charte pour la paix et la réconciliation nationale » dans la « lutte contre le terrorisme » . La nécessité de « soutenir le renseignement » en tant que moyen de mettre en échec et prévenir les opérations terroristes, est capitale.

D’après les informations fournies, le nombre de familles ayant enregistré des disparus avoisine les 7 144. Près de 7 000 familles ont été indemnisées jusqu’à présent et le nombre de terroristes éliminés entre janvier et septembre 2013 est de 190.