L’Aïd el Fitr à Bamako : sous le signe de la cohésion et de la Paix

Les musulmans du Mali ont célébré ce samedi l’Aïd el Fitr, une fête qui marque la fin du mois de Ramadan. L’occasion pour des millions de fidèles de prier pour la paix et la stabilité dans leur pays, secoué par une crise politico-militaire grave depuis cinq mois. Le président de la transition Dioncounda Traoré prône, pour sa part, un sursaut national pour la reconquête du Nord-Mali.

(De notre correspondant)

En cette matinée du mois d’aout, le soleil est déjà haut dans le ciel bleu de Bamako. Dès les premières heures de la journée, les milliers de fidèles musulmans de capitale du Mali, vêtus de leurs plus beaux habits, ont pris d’assaut les mosquées et autres places publiques transformées pour l’occasion en lieu de prières. C’est le jour de l’Aïd el Fitr, la fête qui marque la fin du mois de Ramadan. Ici, à la place publique du quartier de Yirimadio, sur la rive droite du fleuve Niger, dans la commune VI du district de Bamako, hommes, femmes et enfants ont prié dans la ferveur et la piété.

L’occupation du Nord-Mali par les bandes armées, les islamistes et autres trafiquants de tous genres ne laisse personne indifférente. C’est pourquoi l’imam Diaby a appelé les hommes politiques et la classe dirigeante à privilégier les intérêts supérieurs de la nation malienne. « Il faut qu’on se donne la main pour que la paix et la stabilité reviennent dans cette patrie qui nous est chère », soutient-il. Pour Mamadou, un fidèle musulman, le pays a besoin de retrouver son lustre d’antan, c’est à dire la cohésion et l’entente entre tous ses fils.

Union sacrée pour sauver le Mali

Cohésion et entente, ces deux termes sont également chers au gouvernement malien en ces temps de crise. D’où l’appel du président de la transition Dioncounda Traoré, à l’union sacrée de tous les fils du pays autour de la brulante question du Nord, qui hypothèque selon lui l’existence même du Mali en tant qu’Etat-nation. Le chef de l’Etat a par ailleurs invité les uns et les autres à un sursaut national. Un sursaut indispensable à la reconquête des trois régions du Nord-Mali à savoir Gao, Tombouctou et Kidal, et à la fin des exactions et autres humiliations vécues par les populations du septentrion malien.

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