L’Afrique fait son cinéma au Maroc

La ville de Khouribga se prépare à accueillir dimanche la huitième édition du Festival du cinéma africain. Au programme, 17 longs métrages de quinze pays africains. Le Festival rendra hommage au cinéaste égyptien Radouan Elkachef, décédé il y a un mois.

17 longs métrages au Festival du cinéma africain de Khouribga. Les organisateurs du Festival ont tenu à rendre hommage au cinéaste égyptien Redouan Elkachef, décédé en juin dernier à l’âge de 50 ans. Le Festival entend mélanger les genres en donnant leur chance aux jeunes cinéastes tout en s’appuyant sur des réalisateurs de renom. La Voisine de l’Algérien Ghouti Bendeddouche est très attendu. Si le secret entoure ce film, qui n’a bénéficié pour le moment d’aucune promotion, la presse fait état des conditions difficiles dans lesquels il a été tourné. Selon quelques indiscrétions, le long métrage serait une fiction  » documentaire  » sur la situation politique en Algérie. Entre intégrisme et crise économique.

Les Portes fermées s’entrouvrent

Le Festival du cinéma africain, qui est en à sa huitième édition, récompense d’un Grand Prix d’une valeur de 70 000 dirhams (7 000 euros) le meilleur long métrage. 17 films venant de 15 pays africains sont en lice. Dole du Gabonais Imunga Ivanga, primé à de nombreux festivals, a été retenu dans la sélection officielle. Dole, argent, est une fable sociale sur fond de mutineries adolescentes. Ou comment s’en sort un enfant gabonais, Mouglar, malgré de lourds handicaps sociaux.

En ouverture, les festivaliers découvriront As-Sahir (Le Magicien) de l’Egyptien Radouan El-Kachef. Quelques titres à retenir : Voyages à Ouaga de Camille Mouyéké (Congo), Les Portes fermées d’Atif Hatata (Egypte), et Soif du Marocain Saâd Chraibi. Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur ce festival.

Egypte : Atef Hetata ouvre les portes de l’âme adolescente.

Gabon : Cinéma : le Dôlè ne fait pas le bonheur.