L’Afrique du Sud craint une vague de terreur islamiste

La dernière bombe d’une série d’attentats qui frappe Le Cap et ses environs a explosé mardi soir. Elle visait le Premier ministre de la province.

L’Afrique du Sud attribue l’attentat à la bombe, qui aurait fait six blessés légers dans un centre communautaire du Cap, à une milice islamiste, le  » Peuple contre le gangstérisme et la drogue  » (PAGAD). Le ministre de la Sécurité, Steve Tshwete, cité par la presse nationale, a mis en cause les méthodes des terroristes qu’il a liées à une vingtaine d’explosions dans la ville du Cap et ses environs, faisant trois morts et quelques 100 blessés. Cette violence urbaine a causé la mort du juge Pieter Tron, la semaine dernière. Il enquêtait sur les membres de la milice.

Placé contre un arbre, face au centre, l’engin a explosé deux minutes après le passage du Premier ministre de la province du Cap, Gerald Morkel, qui devait assister à une réunion. Elle intervient quelques heures après que les ministres de la Justice et de la Sécurité eurent parlé de démanteler le PAGAD au Parlement.

Démentis de la milice

Cette violence urbaine fait craindre aux autorités un  » phénomène à l’Algérienne ». Les services de sécurité des deux pays seraient par ailleurs en contact pour échanger leur expérience dans la lutte contre le terrorisme islamiste. « Nos amis en Algérie nous ont avertis que si nous ne prenons pas de mesures ambitieuses, nous risquons de nous trouver dans une situation similaire à celle qu’on trouve là-bas « , a déclaré Steve Tshwete à l’agence sud africaine d’information (SAPA).

Avec 2% de pratiquants, l’Islam est très minoritaire en Afrique du Sud, majoritairement chrétienne – 68% – et animiste. Les dirigeants de la PAGAD nient leur participation aux attentats, mais ont toujours refusé de les condamner.