L’Afrique du Sud confine pour Noël et la Saint-Sylvestre

Le Président dus-africain, Cyril Ramaphosa

Un couvre-feu plus strict et des fermetures de plages ponctuelles vont être imposées en Afrique du Sud pour calmer la poussée de nouveaux cas liée à l’arrivée d’une deuxième vague de Coronavirus, a annoncé, lundi soir, le Président Cyril Ramaphosa.

À l’approche des fêtes, qui coïncident dans ce pays d’Afrique Australe avec l’arrivée de l’été, Cyril Ramaphosa a justifié d’un ton ferme la nécessité de ces mesures, pour éviter des morts et protéger l’économie, lourdement affectée par le confinement strict instauré entre mars et mai derniers.

« Il fait beau, les gens passent plus de temps dehors, ce qui protège du virus, sauf quand interviennent des effets de foule, comme dans les lieux de vacances, plages du Sud-Est en premier lieu généralement archi-bondées. Mais aussi, lors de concerts, dans les bars et restaurants, où le Président ne veut pas qu’on s’éternise, l’alcool désinhibant et faisant oublier les gestes barrière », a-t-il résumé lors de ce discours télévisé.

Le couvre-feu, jusque-là, qui démarrait à minuit, s’impose dès 23h00 dans tout le pays. Bars et restaurants, peuvent poursuivre leur activité, mais devront cependant mettre tout le monde dehors à 22h00, le temps pour clients et personnel de rentrer. Ces mesures s’imposent aussi pour la veille de Noël et du nouvel An (Saint Sylvestre), a précisé le Président Cyril Ramaphosa, appelant ses concitoyens à adapter leurs manières de festoyer au vu de la gravité de la crise sanitaire.

Les rassemblements, y compris religieux, sont désormais limités à 100 personnes en intérieur, 250 dehors. Dans les « hotspots » du Sud-Est, zones où le virus se propage à une rapidité inquiétante, les plages seront inaccessibles à des dates précises, variant selon les situations.

Au début du mois, le pays comptait 4 000 nouveaux cas de Coronavirus, par jour, ce nombre a déjà doublé. L’Afrique du Sud avait connu jusqu’à 12 000 cas par jour, au plus haut de la première vague, en juillet. « Il n’y a désormais plus aucun doute, le pays est entré dans une deuxième vague de la pandémie. Si nous n’agissons pas avec urgence, et ensemble, la deuxième pourrait être plus grave que la première », a mis en garde Cyril Ramaphosa.

L’Afrique du Sud, pays officiellement de loin le plus touché du continent, a déjà recensé 866 127 cas positifs, dont 762 746 guérisons, pour plus de 23 451 morts, sur une population de près de 58 millions d’habitants.