L’Afrique du Sud championne olympique du 4x100m nage libre

L’Afrique du Sud a décroché la première médaille africaine des Jeux olympiques d’Athènes, dimanche, dans le relais 4×100 m nage libre. A la surprise générale, le quatuor sud-africain a devancé les Etats-Unis de Michael Phelps et les Pays-Bas de Pieter Van den Hoogenband. L’Australie, emmenée par Ian Thorpe, termine à la sixième place, loin du nouveau record du monde établi par les Springboks.

L’Afrique du Sud a surpris tout le monde, dimanche, en décrochant une magnifique médaille d’or dans le 4×100 m nage libre des Jeux Olympiques d’Athènes. Inattendus à cette place, Roland Schoeman, Lyndon Ferns, Darian Townsend et Ryk Neethling ont réalisé le record du monde de la spécialité, en 3’13 »17, pour arracher la victoire aux favoris. Au premier rang desquels les Etats-Unis, qui terminent à la troisième place et dont le prodige, Michael Phelps, perd là toute chance de battre le record de victoires dans une olympiade, détenu par le légendaire Mark Spitz. Un record de sept médailles qu’il pourra égaler, s’il poursuit la moisson qu’il a entrepris samedi en remportant le 400 m 4 nages. Les Pays-Bas du double champion olympique de Sydney, Pieter Van Den Hoogenband, prennent la deuxième place. Tandis que l’Australie, tenante du titre emmené par l’immense – 13 fois champion du monde et triple médaillé olympique à Sydney – Ian Thorpe, ne se place que sixième.

Le relais sud-africain avait pourtant adressé une première mise en garde, dimanche matin, en remportant sa série en 3’13 »84. Deux secondes plus vite que les Etats-Unis. Pour décrocher l’or, les Springboks ont battu le précédent record du monde, établi par l’Australie lors des JO de Sydney, en 2000, de près d’une demi seconde. Les Néerlandais, qui terminent à la seconde place, ont eux même réalisé la seconde meilleure performance mondiale de tous les temps. La joie des Sud-africains à la fin de la course était d’autant plus grande, qu’ils ont vaincu leur ennemi sportif, et particulièrement rugbystique, numéro un.

Un premier passage US irrattrapable

« Nous n’avons été sûr de la victoire à aucun moment. Lorsque Ryk (dernier relayeur, ndlr) a touché le mur, à 50 m, nous espérions pouvoir gagner. Mais avec 25 m à parcourir, personne ne pouvait plus le rattraper », explique Roland Schoeman, premier nageur sud-africain. Pour sa part, le relayeur remplaçant Gerhard Zandberg prédisait la victoire de ses coéquipiers quelques minutes avant le départ de la finale. « Ils vont gagner. Aucune équipe ne pourra nous approcher, à part peut-être les Etats-Unis », expliquait-il. Tous les nageurs, rejoints par leur coach Graham Hill, ont mis en avant les années de travail « qui ont finalement payé ». Ainsi que « le rêve de 20 ans réalisé », pour Neethling, qui a effectué un incroyable 47,91 secondes lors du dernier relais.

Si les Sud-africains étaient dans une forme optimale, les Etats-Unis, donnés comme favoris, ont pêché lors de leur premier passage. Ian Crocker y a en effet réalisé un catastrophique 50,05 secondes. Le pire temps de tous les nageurs. Michael Phelps, premier à prendre le relais, a commencé à remonter ce retard en bouclant ses deux longueurs de bassin en 48,74 secondes, ramenant son équipe à la sixième place. Neil Walker, puis Jason Lezak, ont par la suite repositionné le relais américain à la deuxième place, mais ce dernier s’est tellement épuisé lors de sa première longueur qu’il s’est effondré dans les cinquante derniers mètres. Laissant passer Van Den Hoogenband, qui offrait ainsi la seconde place à son pays.