L’Afrique australe et orientale dans la tourmente du Coronavirus

Soudan, l’Afrique du Sud et la Zambie notamment, plusieurs pays d’Afrique australe et orientale ont signalé une augmentation significative des cas quotidiens au cours des dernières semaines.

Bien que tous les pays de la région aient signalé des cas, beaucoup assouplissent les mesures de confinement, après plusieurs semaines de restrictions et le nombre de personne contractant la maladie du Covid-19 est ainsi passé d’environ 22 000 le 15 mai à plus de 100 000 au 15 juin.

Plusieurs endroits ont aussi signalé une flambée de violence sexiste au cours de l’épidémie, alors que les communautés font face à une pression économique croissante. Il est urgent de disposer de ressources pour intensifier la riposte vitale et les services communs en cas d’épidémie.

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C’est l’Afrique du Sud qui est le pays le plus touché du continent avec près de 100 000 personnes avaient contracté COVID-19 depuis mars 2020, dont 1 930 personnes sont décédées des suites de la maladie mais la crise économique fait des ravages pire que la crise sanitaire.

Plusieurs magasins d’alimentation auraient été pillés. Des informations font également état de violences de la part de la police, notamment de meurtres présumés, depuis le début du confinement.

Un choix humanitaire et économique

Le Gouvernement du pays avait annoncé le 24 mai dernier un assouplissements des mesures préventives et que l’ensemble du pays passerait du niveau quatre au niveau trois des restrictions de blocage le 1er juin pour permettre la reprise de l’économie. Le changement permettra également au pays de reprendre le programme national de nutrition scolaire à plus de 9 millions d’enfants, selon le département de l’éducation, cité par les médias. Selon les autorités, le programme rouvrira à la fois pour les apprenants qui retourneront à l’école et pour ceux qui resteront à la maison.

De nombreux enfants avaient perdu l’accès à au moins un repas nutritif par jour depuis la fermeture des écoles et le programme d’alimentation en raison de la pandémie de COVID-19 début mars. Le niveau trois des restrictions autorise également la réouverture des lieux de culte, soumis à des restrictions sanitaires pour empêcher l’augmentation des infections. Toutes les activités économiques sont autorisées, à l’exception de la consommation de nourriture et d’alcool dans les restaurants et les bars, les lieux de divertissement, l’hébergement hôtelier pour les loisirs, les gymnases et les entreprises de soins personnels, où la distanciation sociale n’est pas possible.

Les rassemblements publics et autres activités à haut risque, en particulier ceux qui impliquent des contacts étroits entre un grand nombre de personnes, restent interdits. les décisions prises par les autorités. L’Union des éducateurs d’Afrique du Sud a été le dernier groupe à se présenter devant le tribunal le 26 mai pour contester le plan du gouvernement de rouvrir partiellement les écoles le 1er juin. Au milieu du nombre croissant de transmissions, le gouvernement éprouve également des difficultés avec sa capacité de test, suite à la disponibilité limitée des kits de test dans le monde, selon les médias.

Le 21 avril, le gouvernement a annoncé un programme de secours social et de soutien économique de 500 milliards de rands (environ 26,4 milliards de dollars), impliquant, selon les autorités, un budget de la santé pour répondre au coronavirus, le soulagement de la faim et de la détresse sociale, le soutien aux entreprises et aux travailleurs, et la réouverture progressive de l’économie

Près de 100 000 échantillons à travers le pays n’avaient pas été traités au 25 mai, ce qui pourrait signifier que le nombre réel d’infections en Afrique du Sud est encore plus élevé.