L’Adsl est arrivé au Bénin

Exit les modems souffreteux, place aux connexions Adsl haut débit. Depuis un mois et demi, l’Office des Postes et Télécommunications du Bénin a décidé de satisfaire une exigence de certains de ses abonnés grand public : leur apporter un Internet rapide. Malgré le coût élevé du service, le résultat est plutôt concluant selon les particuliers concernés.

L’Internet haut débit est arrivé chez les particuliers béninois. Fini le temps où il fallait attendre des minutes entières pour ouvrir une page Web et ne même pas pouvoir envoyer certains documents lourds. La réponse s’écrit en quatre lettres : ADSL. Une connexion plus de trente-trois fois plus rapide qu’une liaison avec un modem classique. Un service qui séduit, mais qui a tout de même un coût.

Mieux mais plus cher

Le haut débit est résolument fait pour les particuliers qui utilisent beaucoup Internet. Les bandes passantes offertes vont de 64 kb à 2Mb. « La formule de base (64k/128Kb) comporte un modem cédé à 200 000 FCFA (319 euros) et 15 000 FCFA de frais d’installation, pour un abonnement mensuel à 80 000 F CFA. Quel que soit le temps de la connexion dans le mois. Alors qu’une connexion RTC dont le modem (avec une bande passante dont la limite n’excède pas 56 k), coûte en moyenne à l’achat 20 000 FCA et génère une tarification de 22 FCFA la minute en heures pleines », explique Franck Lucky Dossou, Chef Section Plateforme NTIC[[<*>Nouvelles technologies de l’information et de la communication.]] à l’OPT. Pour les très grosses connexions, 128/1024 kb et 128/2048 kb, il vous faudra en revanche débourser respectivement quelque 600 000 et un million de FCFA (958 euros et 1 596 euros) de redevance mensuelle. Et 150 000 ou 200 000 FCAF de frais d’installation.

33 fois plus rapide

Les quelques particuliers et institutions (une vingtaine) qui posséderaient cet Adsl dans le pays l’ont choisi pour sa rapidité, pour une meilleure utilisation multimédia du Net. L’Adsl permet notamment de télécharger de la musique ou des films. Fafa, jeune attachée de presse à Cotonou, est une des privilégiées. Elle nous confie qu’elle peut désormais « envoyer des fichiers et dossiers lourds » et surtout, mieux gérer son temps. Notamment, quand il s’agit d’ouvrir et de regarder ses boites mail. Magloire, un autre Béninois de la capitale économique, évoque lui aussi « le gain de temps dans le travail », notamment pour le traitement de texte et des images.

Mais la présence de l’Adsl au Bénin ne s’est pas faite en un jour. Pour Franck Lucky Dossou, Chef Section Plateforme NTIC à l’OPT (Office des postes et télécommunications), « l’OPT se devait de trouver une solution aux demandes de connexion haut débit. Car il commençait à avoir une « forte sollicitation de personnes qui souhaitaient une connexion plus rapide ». Alors des sondages auprès de la population sur ses besoins ont été effectués.

L’ADSL bientôt dans tout Cotonou

Le déploiement de l’Adsl impliquant la mise en place de point de présence Internet au niveau des centraux téléphoniques, c’est le noeud principal de Ganhi (centre ville), point d’atterrissement de la liaison haut débit de 45Mb de l’OPT, qui a servi d’expérimentation et de raccordement pour les premiers abonnés. Visiblement, le succès est au rendez-vous. « La liste des personnes dont les dossiers sont en attente dans les bureaux de l’OPT ne cesse de s’allonger », rappelle le Chef Section. Dès que les travaux d’installation des infrastructures dans les autres centraux téléphoniques seront achevés, ces abonnements, aujourd’hui concentrés à Ganhi, ( centre-ville de Cotonou ), gagneront les quartiers limitrophes de la capitale, tel Akpakpa, Cadjèhoun. Bientôt, le cap sera mis sur Parakou, dans le septentrion.