Konan Banny transmet le témoin à Soro

Le Premier ministre Charles Konan-Banny a fait mercredi ses adieux à la Primature de la Côte d’Ivoire, en remettant officiellement la clé de cette institution à Guillaume Soro, qui lui succède dans le cadre de l’application de l’accord de Ouagadougou.

A en croire M. Banny, Soro hérite d’un pouvoir concentré en quatre volets à savoir : 1/ les activités ordinaires de la Primature, 2/ les questions spécifiques qui n’ont pas encore trouver toutes des solutions telles que celle relative aux déchets toxiques, 3/ le programme de sortie de crise avec toutes les actions qui s’y rattachent dont l’identification, le désarmement des ex-combattants, le démantèlement des milices, 4/ le redéploiement de l’administration et les moyens qui ont permis cette mission.

Faisant le bilan de son action pendant les quinze mois qu’il a passés à la tête de la Primature, Charles Konan-Banny a confié que la restauration de la confiance entre Ivoiriens a été son cheval de bataille.

« Les résultats de tous ces efforts sont là sous nos yeux, le dialogue, fils de la confiance est né entre les principaux protagonistes, le dialogue et la confiance sont les deux piliers sur lesquels doit reposer la paix », s’est réjouit Konan-Banny.

Cette passation de charge est intervenue quelques heures après les adieux de Konan-Banny à ses collaborateurs directs, les membres du gouvernement, qu’il a reçus dans la matinée du mercredi à sa résidence d’Abidjan.

« Mes premiers mots sont des mots de remerciements sincères à toute l’équipe gouvernementale qui a abattu un travail colossal et a ouvert plusieurs chantiers », a déclaré le Premier ministre Konan-Banny. « Soro a donc la lourde tâche de terminer ces chantiers pour offrir le plus beau cadeau, qui est la paix, à la Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.

« Peu importe celui ou celle qui va transformer l’essai, l’essentiel est que cela soit fait et que la paix revienne », a encore indiqué Konan-Banny, avant de donner son onction à Soro Guillaume, qui n’ignore visiblement pas les défis qui l’attendent à ce poste. « Au moment où je prends votre succession à ce poste, je mesure à sa juste valeur les défis qui m’attendent », a déclaré le leader de l’ex-rebellion des Forces nouvelles.