Kabila a bien cessé de respirer

La confusion qui règne dans les nouvelles contradictoires en provenance de Kinshasa nous a conduis à évoquer la situation avec un proche de Laurent-Désiré Kabila, interrogé anonymement sur son téléphone portable.

Selon cet informateur digne de foi, compagnon de longue date du président de la République Démocratique du Congo, la tentative de coup d’Etat qui vient d’avoir lieu serait le fait d’une partie de ses propres partisans, déçus de le « voir répliquer les comportements du passé » en accordant les premières places aux membres de sa famille, au détriment de ses plus anciens « soutiens » qui avaient partagé ses engagements pendant les longues années d’opposition qu’il a traversées.

Cette même source a également précisé à Afrik.com que les responsables du coup d’Etat auraient été sinon inspirés, du moins épaulés par des forces étrangères, épousant leurs revendications et leur insatisfaction face aux orientations marquées par Kabila.

Le Président aurait cessé de vivre quelques heures après avoir été blessé, et un témoin lui-aussi digne de foi a indiqué au correspondant d’Afrik.com que les mesures précises du corps de Laurent Désiré Kabila avaient été transmises à l’une des entreprises funéraires de Kinshasa, afin qu’elle réalise une bière et un cercueil capable de le recevoir. Notre correspondant n’est pas parvenu à obtenir absolue confirmation de cette dernière information.

Dans ces conditions, il est possible ce soir d’affirmer avec un degré de certitude élevé que les coups de feu tirés à faible distance sur le président Laurent Désiré Kabila lui ont bien été fatals et qu’une lutte serrée se livre parmi ses proches, parmi lesquels se trouvent plusieurs complices de son assassinat, pour le contrôle de l’appareil d’Etat et de l’armée, très éprouvée sur différents fronts, et dont notre correspondant craint qu’elle soit elle-même partagée et démobilisée si les conditions exactes de la mort du chef de l’Etat étaient connues.

Le silence officiel sur le décès du Président n’aurait pas d’autre cause. Il sera officiellement reconnu dès que la confusion qui règne au sommet de l’Etat aura commencé à se dissiper, et cela ne saurait tarder.