Journées Tunisiennes N°7

S’asseoir à l’ombre des platanes.

Choisir la terrasse du Café Sabra parce qu’elle est la seule en ville comme un vaste îlot de fraicheur quand tout autour une lumière terrible brûle les yeux.

Commander du thé à la menthe, le déguster avec de petits gâteaux poisseux en bavardant, en riant doucement.

Avoir l’étrange impression que tout le monde regarde votre table ou votre compagnon, que tout le monde vous regarde.

S’apercevoir en partant qu’au milieu de cette centaine d’hommes, vous êtes la seule femme.

Etre brune n’aurait rien changé à l’affaire.

Tout de même, ils sont trop polis pour vous prier de partir.

Ils supportent votre présence et attendent votre départ.

Se sentir gênée. Un peu.

Mais au fond ne pas comprendre vraiment.

Lire l’article : Carnet de voyage : « Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus », Marcel Proust .

Copyright photo et texte : Flore/ L’Oeil de l’Esprit

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