Jour de vote au Gabon, Ali Bongo accuse


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Le Président du Gabon, Ali Bongo
Le Président du Gabon, Ali Bongo

Environ 850 000 électeurs sont appelés aux urnes, pour trois élections, ce jour. Les Gabonais votent pour la Présidentielle, les Législatives et les Municipales.

Ce sont des élections inédites au Gabon. Trois scrutins, présidentiel, législatif et municipal, qui se dérouleront sans observateur internationaux. Par ailleurs, les autorités de ce pays d’Afrique Centrale ont fermé leurs portes aux médias étrangers. Mesure dénoncée, d’ailleurs, par l’organisation internationale Reporters sans frontières (RSF).

« Crime de trahison », un « procédé classique » ?

Des élections visiblement sous haute tension, d’autant que, vendredi, le Président sortant a pointé du doigt l’opposition. Ali Bongo Ondimba a accusé son principal rival, Albert Ondo Ossa, de « crime de haute trahison ». Le dirigeant se base sur une conversation entre Albert Ondo Ossa et Alexandre Barro Chambrier. Ali Bongo accuse son principal rival d’avoir tenu des propos pouvant être assimilés à un « crime de haute trahison ».

Pour l’opposition, il s’agit d’un procédé classique, un faux enregistrement, conçu pour semer le doute dans la tête des Gabonais. Ce, à la veille des élections. Selon Ali Bongo, les deux opposants appellent à des violences pour « s’emparer du pouvoir et au soutien d’armées étrangères ». C’est dans ce contexte que les élections vont se dérouler.

« 60 ans de pouvoir pour une même famille »

Ce samedi, il s’agit pour les Gabonais de voir s’ils confient ou non un troisième mandat à Ali Bongo, au pouvoir depuis 14 ans. Le Président sortant fait face à 13 autres candidats. M. Ondo Ossa dit vouloir mettre fin à la « dynastie Bongo ». L’opposition accuse le régime de mauvaise gouvernance et de diriger un pouvoir miné par la « corruption ».

Ali Bongo a été élu au Gabon, en 2009, après la mort de son père Omar Bongo Ondimba. Ce dernier a, dirigé le pays dans un règne sans partage, pendant plus de 40 ans. « Je ne suis pas un homme de désordre… 60 ans de pouvoir pour une même famille c’est trop », a lancé Albert Ondo Ossa. Promettant qu’Ali Bongo « sera traité comme un ancien chef d’État… Il peut partir en paix », au cas où il perd le pouvoir.

Promettant un changement avec zéro morts, l’opposant promet que le régime Bongo perd le pouvoir, « il n’y aura pas de chasse aux sorcières.

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Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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