JO 2024 : Un retour triomphal pour l’haltérophilie égyptienne


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Drapeau de l'Egypte
Drapeau de l'Egypte

L’Égypte s’apprête à marquer les Jeux Olympiques de Paris 2024 avec sa plus grande délégation d’haltérophiles. Après une absence forcée de deux ans due à des cas de dopage, l’haltérophilie égyptienne revient sur le devant de la scène.

Ce sport, ancré dans l’histoire ancienne du pays, a été une source majeure de médailles olympiques pour l’Égypte, avec onze médailles dont cinq en or.

Une passion ancestrale pour les sports de force

L’engouement de l’Égypte pour l’haltérophilie ne date pas d’hier. Dès l’Antiquité, les épreuves de force étaient déjà présentes dans la culture égyptienne et grecque. El-Sayed Nosseir, premier champion olympique égyptien en 1928, incarne cette tradition de force et de détermination.

Au fil des décennies, les athlètes égyptiens ont rivalisé avec les meilleures nations. Ils ont obtenu des résultats remarquables aux Jeux de Berlin en 1936 avec deux médailles d’or, une en argent et deux de bronze.

Parmi les athlètes à surveiller, Karim Abokhala et Sara Ahmed, champions du monde, symbolisent ce retour en force. Leur participation représente une chance sérieuse de renforcer le palmarès égyptien et de redorer le blason de l’haltérophilie après des années tumultueuses.

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Le spectre du dopage et la renaissance

L’haltérophilie égyptienne a connu des moments difficiles, notamment avec la suspension de deux ans, imposée en 2019 suite à des cas de dopage des athlètes. Cette sanction a été un coup dur, mais elle a également servi de catalyseur pour des réformes nécessaires au sein de la fédération égyptienne.

Aujourd’hui, avec des athlètes de calibre mondial comme Abokhala et Ahmed, l’Égypte est prête à tourner la page et à reprendre sa place parmi les meilleures nations en haltérophilie. Les Jeux de Paris 2024 représentent une opportunité idéale pour démontrer cette renaissance et redonner à l’haltérophilie égyptienne sa gloire d’antan.

Le football, roi indétrônable

Malgré les exploits historiques en haltérophilie, le football reste le sport roi en Égypte. Avec Al Ahly, le club le plus titré d’Afrique, et une équipe nationale détentrice de plusieurs Coupes d’Afrique des Nations (CAN), le football égyptien jouit d’une popularité et d’un palmarès inégalés sur le continent.

Le football est profondément enraciné dans la culture égyptienne. Il attire des foules immenses et suscite des passions intenses. Les joueurs de football sont vénérés comme des héros nationaux, et chaque match de l’équipe nationale est un événement suivi par des millions de supporters.

Une coexistence harmonieuse

Le retour de l’haltérophilie égyptienne sur la scène olympique et la domination continue du football démontrent la diversité des talents sportifs en Égypte. Ces deux disciplines, bien que différentes, partagent un objectif commun : apporter gloire et fierté à la nation.

Les haltérophiles parviendront-ils à réitérer leurs exploits passés ? Le football égyptien ajoutera-t-il de nouveaux lauriers à son palmarès ? Seul le temps nous le dira, mais une chose est sûre : l’Égypte se prépare à écrire un nouveau chapitre de son histoire sportive, où la force de ses haltérophiles et la passion de ses footballeurs tenteront d’offrir des moments inoubliables à Paris 2024.

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