JO 2012 : cinq Béninois sont en course

Dans quelques jours démarrent les Jeux olympique d’été de Londres. Cinq sportifs béninois porteront au plus haut les couleurs de leur pays en concourant dans quatre catégories.

(De notre correspondant)

Dans la liste des athlètes qualifiés aux Jeux olympiques 2012 de Londres, figure le nom de Jacob Ghnaoui, judoka béninois résidant en France. Il y a aussi le boxeur béninois Shafiq Chitou et Mathieu Gnanligo, qui a réussi un exploit lors des 18e championnats d’Afrique senior d’athlétisme que Porto-Novo a récemment abrité. Mathieu Gnanligo, spécialiste du 400m entend bien faire de nouveau parler de lui à Londres.

Toujours en athlétisme, on retrouvera Odile Ahounawanou, 21 ans, c’est l’une des meilleures athlètes béninoises, spécialiste des épreuves combinées en athlétisme (6e aux derniers championnats d’Afrique seniors). N’ayant pas atteint les minima dans sa spécialité, elle se retrouve à courir le 100m haies à Londres. Cependant, elle se fixe un objectif même si elle va aux JO au nom de l’universalité des jeux : « Mon objectif sur le 100m haies, c’est d’abord de faire au moins 13 secondes. » Elle vise donc l’amélioration de sa performance. Une ambition que partage son entraîneur. Egalement spécialiste des épreuves combinées, Achille Aïhou sait que son poulain ne pourra bousculer l’ordre au 100m haies des JO. « Elle n’est pas une athlète spécialiste des haies. Elle est une athlète d’épreuves combinées. C’est vrai que les haies restent pour elle un point fort, mais quitte à affronter les sommités du 100m haies au niveau mondial, elle n’a pas beaucoup de chance. Elle pourra se battre et améliorer son chrono », dit-il.

Même vision

D’une athlète à un autre, c’est Wilfried Tévoédjrè qui représentera le Bénin dans le bassin olympique à Londres. Il est le seul nageur béninois qui participera aux JO. N’ayant pas non plus réalisé les minima olympiques, il participera au 50m crowl, son ambition : faire un meilleur chrono que ce qu’il a pu faire jusqu’à présent. « Mon objectif, c’est d’abord d’améliorer mes performances, surtout qu’aux derniers championnats du monde à Shanghai, j’avais eu quelques blessures au niveau des jambes. Donc, ça ne m’a pas permis d’améliorer mes temps là-bas. C’est à cause de cela qu’avec mon coach depuis un bon moment, on n’a mis les bouchées doubles pour améliorer mes performances au niveau du 50m crowl », déclare le nageur technicien en génie civil.

Wilfried n’est pas, pour l’heure, en position de remporter une médaille olympique. Et il s’en explique : « On ne peut pas prétendre à une médaille aux JO tout de suite. Pour gagner, il faut que l’athlète soit mis dans les meilleures conditions au moins 4 ans avant les jeux. » En travaillant dur avec son nageur, l’entraîneur de Wilfried veut qu’il fasse un bon temps à Londres puisque cela est déterminant dans la carrière du sportif. « Wilfried Tévoédjrè va à Londres dans le cadre de l’universalité des jeux. Il a un chrono de 30 secondes sur les 50m Et il travaille pour améliorer ce chrono pour le bonheur de la natation béninoise », martèle Hilaire Kpanou.

Le Bénin aux JO n’est pas une grosse délégation. Néanmoins, les athlètes ont le moral gonflé à bloc car ils pensent qu’ils ne perdent rien en donnant le meilleur d’eux-mêmes.