Jacob Zuma en visite en Algérie

Le président Sud-Africain Jacob Zuma a débuté dimanche une visite de travail de deux jours en Algérie. Au menu : entretien avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, dialogue politique et coopération bilatérale.

Le président de la République d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, effectue depuis hier, dimanche 14 avril, une visite de travail de deux jours en Algérie, à l’invitation du chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika. Cette visite de deux jours entreprise est l’occasion de faire un point sur les différents chantiers ouverts depuis 2010 à l’occasion de la 5e Haute commission binationale. Le dirigeant Zoulou et son homologue algérien aborderont également le thème des groupes armés implantés au Sahel et le dossier relatif à la crise malienne.

Les échanges économiques et diplomatiques entre L’Afrique du Sud et l’Algérie ont fait un bond depuis la création en 1998 de la 1e Haute commission binationale. Plusieurs accords dans les domaines miniers, pétroliers, des transports, de la construction, des télécommunications et des technologies ont été mis en œuvre. Ces dernières années ont par ailleurs été marquées par la signature de nombreux mémorandums d’entente en matière d’énergies à l’instar de celui signé en 2010 entre la Sonatrach et Petroleum South Africa.

Des partenaires complémentaires

« L’Algérie est le partenaire le plus important pour l’Afrique du Sud dans la région du Maghreb et un allié sûr dans l’intégration et le développement de l’Afrique sur le plan régional et continental », ont souligné le dirigeant Sud-Africain.

Voilà plusieurs années que les deux nations œuvrent pour le développement de l’Union Africaine et de la réalisation de ses objectifs. L’Algérie est un partenaire important pour l’Afrique du Sud notamment sur le plan économique. Le pays de Mandela dispose d’un système de recherche scientifique des plus compétitifs associant des universités et des centres de recherche spécialisés qui touchent aux secteurs de l’agriculture, de la médecine, de l’industrie et des mines.

Le développement de programmes de coopération et l’échange d’expérience s’étendent également aux domaines pétroliers, des transports, de la construction, des télécommunications et des nouvelles technologies. Ces dernières années ont été ponctuées par la signature, entre ces deux puissances africaines, de nombreux mémorandums. Le plus important concerne celui conclu en 2010 entre la Sonatrach et Petroleum South Africa.

Sécurité

Les deux pays œuvrent pour le repositionnement de l’Afrique au plan international afin d’en faire un interlocuteur crédible. La situation qui prévaut dans la sous-région du Sahel sera aussi au menu des débats entre les deux chefs d’Etats. Le conflit malien a vu Alger et Pretoria conjuguer leurs efforts pour « trouver une solution conformément à l’approche globale définie par la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’ONU ». Autant de points communs auxquels il faut donner un sens pour mieux rapprocher les deux pôles du continent.

Il n’est pas vain de rappeler que l’Algérie et l’Afrique du sud partagent la même vision sur le dossier sahraoui. La question du Sahara occidental au sujet de laquelle les deux pays militent inlassablement en faveur d’une solution rapide dans le cadre de la légalité internationale.