Isaach de Bankolé triomphe à Angoulême avec Muganga – Celui qui soigne


Lecture 3 min.
Isaach de Bankolé Copyright Petites Poupées Production
Isaach de Bankolé Copyright Petites Poupées Production

Le Festival du film francophone d’Angoulême 2025 a consacré samedi soir l’acteur franco-ivoirien Isaach de Bankolé et le film Muganga – Celui qui soigne. Porté par la cinéaste Marie-Hélène Roux, ce long-métrage consacré au combat du Dr Denis Mukwege a raflé plusieurs récompenses, devenant l’un des grands vainqueurs de cette édition.

Figure majeure du cinéma d’auteur comme du cinéma international, Isaach de Bankolé a reçu le Valois de l’acteur pour son incarnation bouleversante du Dr Mukwege, surnommé « l’homme qui répare les femmes ». L’acteur donne chair et voix à ce médecin congolais, prix Nobel de la paix 2018, qui a consacré sa vie à soigner et défendre les femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo.

Son interprétation, à la fois sobre et puissante, a été saluée par un jury présidé par Diane Kruger, qui a souligné la capacité de l’acteur à « transmettre la dignité, la force et la douleur contenue d’un homme devenu symbole mondial de résilience ».

Muganga – Celui qui soigne, un film plébiscité

Affiche Muganga Celui qui soigne
Affiche Muganga Celui qui soigne

Réalisé par Marie-Hélène Roux, Muganga – Celui qui soigne a également remporté le Valois du Public et le Valois des Étudiants francophones, un doublé rare qui témoigne de l’écho universel du film.

À travers une mise en scène à la fois intime et politique, l’œuvre retrace le quotidien du Dr Mukwege, de son complice, le chirurgien belge Guy-Bernard Cadière, et le combat acharné mené à l’hôpital de Panzi, où des milliers de survivantes de violences trouvent refuge. Le film interroge aussi le silence de la communauté internationale face aux exactions commises dans l’Est du Congo, transformant le récit biographique en plaidoyer pour la justice et les droits humains.

YouTube video

La réussite de Muganga – Celui qui soigne à Angoulême illustre la place du cinéma francophone comme vecteur d’engagement et de mémoire. En mettant en lumière l’histoire du Dr Mukwege, le festival rappelle aussi la responsabilité du 7e art : raconter ce que le monde peine parfois à voir.

Le triomphe d’Isaach de Bankolé et de ce film est aussi une victoire pour le cinéma africain et pour la francophonie, qui confirme sa capacité à porter des récits essentiels et universels.

Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News