Internet sauvera-t-il Air Afrique ?

Dans le cadre de la privatisation de la compagnie aérienne Air Afrique, un groupe d’Africains, sous l’égide d’Honoré de Sumo, a décidé de créer un fonds d’investissement, le Fonds Sara. Ils ont choisi Internet comme moyen de communication, et espèrent attirer les souscripteurs sur la Toile.

 » Il nous incombe d’inventer notre avenir « . C’est sur cette phrase de Nelson Mandela que s’ouvre le site du Fonds Sara (Sauver Air Afrique, Renaissance Africaine), un fonds d’investissement créé à l’occasion de la privatisation d’Air Afrique. Doté d’un capital de 150 millions de dollars,  » le Fonds participera à l’augmentation du capital d’Air Afrique « , une compagnie chère aux coeurs africains. Il permettra également de  » promouvoir l’actionnariat populaire africain «  nous dit le site. Pourquoi avoir choisi Internet comme support à cette opération ?

Honoré de Sumo, administrateur du fonds et initiateur du projet, s’explique :  » Un plan traditionnel aurait demandé des moyens inaccessibles pour nous. Nous avons des actionnaires potentiels dans le monde entier, aussi bien au Japon qu’aux Etats-Unis. Nous nous sommes demandés comment toucher tous ces gens, et Internet nous a semblé être l’instrument idéal « . Après un rapide sondage fait par l’envoi de 1200 mails – pour  » tester la disposition des Africains à se regrouper «  – le site voit le jour.

Décollage réussi pour le site

En ligne depuis deux jours, sa fréquentation est  » étonnante, car nous n’avons pas encore lancé de grande campagne de communication. Pour l’instant tout se fait par contacts «  : optimiste en diable, M. de Sumo compte beaucoup sur les internautes africains car l’impulsion viendra selon lui du continent africain. Le premier souscripteur est d’ailleurs un Gabonais, alors que le Gabon n’est pas un pays actionnaire d’Air Afrique.  » Voilà qui est encourageant «  se réjouit l’administrateur,  » car on aurait pu penser que le premier souscripteur serait français ou américain « . Ce projet – le premier du genre – affirme la place centrale d’Internet dans le projet de privatisation de la compagnie.