Internet gratuit à Libreville

Les jeunes Gabonais disposent depuis le 25 mai dernier de leur premier centre multimédia gratuit, à Libreville. Ce dernier accueille plus de quatre-vingt personnes par jour. Un projet pilote municipal appelé à faire des petits.

Un centre multimédia gratuit pour la jeunesse gabonaise. Hermes, c’est son nom, a ouvert ses portes le 25 mai dernier à Libreville. Premier du genre, le centre est à l’initiative de la municipalité. Il accueille aujourd’hui plus de quatre-vingt personnes par jour. Une expérience concluante que la mairie entend bien étendre à chacun des six arrondissements de la ville.

Le projet est né au croisement de deux facteurs : la volonté municipale de promouvoir le Net dans la capitale et le dynamisme de l’Association internationale des maires francophones (AIMF).  » Nous souhaitions vulgariser l’Internet auprès des jeunes défavorisés « , explique-t-on à la mairie de Libreville.  » Nous avons saisi une opportunité dans le cadre de l’AIMF pour pouvoir équiper le centre « . L’AIM fournira dix ordinateurs.

Gratuit pour les jeunes et les étudiants

 » L’accès au centre est gratuit pour les jeunes et les étudiants « , explique Nguema Bekale Guy Roch, responsable de la structure. Mais Hermes reste ouvert à tous. Et les personnes salariées devront s’acquitter de 500 FCFA (5 FF) par heure de connexion. Ce qui fait du centre le cybercafé le moins cher de la capitale. Ailleurs, les tarifs varient de 700 à 6 000 F CFA.

Le centre, ouvert 9h à 13h et de 15h à 20h, dispose de dix postes, dont un serveur, et de deux imprimantes. Et les Gabonais se bousculent au portillon. Plus de quatre-vingt par jour ! L’histoire tournerait bien vite à la foire d’empoigne s’il n’y avait Nguema Bekale et son équipe (deux personnes) pour veiller au grain.  » Tout est organisé autour d’un système de réservation « , explique-t-il.  » Personne ne peut revenir deux fois dans la même journée et chacun a droit à une heure de connexion « .

Un pôle de formation

L’activité d’Hermes ne s’arrête pas là. Car si  » les trois quarts des jeunes n’utilisent les installations que pour la correspondance, le chat et les jeux « , il existe de réels besoins auxquels les outils du centre permettent de répondre. Et Nguema Bekale n’est pas simplement le préposé au planning de la salle. Il est avant tout formateur. Cadres municipaux, entreprises, personnes extérieures, il prodigue son savoir en matière de secrétariat, de bureautique et de multimédia auprès de tout ceux qui en font la demande.

L’expérience est concluante. Si bien que le maire, Paul Mva Abessole, envisage déjà de doter les cinq autres arrondissements de Libreville de leur propre structure. Une bonne nouvelle pour la jeunesse de la capitale, une bonne nouvelle pour l’Internet Gabonais.