Indifférence mortelle

Le Niger a besoin d’aide. 9 mois sans pluie ont mis ce pays digne et fier aux portes de la famine. Le désert gagne, et la sécheresse facilite sa progression sur les terres cultivables. L’économie nigérienne, encore essentiellement agricole, se retrouve à genoux. Et la jeunesse du pays, confrontée à cet horizon sinistrement lumineux et solaire, choisit l’exode vers le Burkina voisin, et plus loin encore.

Le cri d’alerte que nous poussons aujourd’hui est universel. L’attention égoïste des médias doit cesser de se concentrer sur les jeux politiques et diplomatiques, sur les guerres et les rébellions, sur les coups d’Etat qui ratent à travers le continent. Les pays africains ont fait leur crise de puberté. Ils sont maintenant majeurs et vaccinés contre les troubles civils, ça suffit. Il est temps de poser les vrais problèmes : famines, santé, éducation, communication, environnement. Autant de clefs pour l’avenir de l’Afrique. Et pour les démocraties de demain.

Le sort du Niger est aujourd’hui le plus sensible. Du monde entier, il est nécessaire que les opinions se mobilisent dans un réel élan de solidarité. Nos frères du Niger ont faim : contre la stérilité du ciel, il faut la générosité des hommes. Tout de suite.