Imam Nanfo Diaby est-il le bienvenu au Mali ?


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Imam Nanfo
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Devenu persona non grata dans son propre pays, la Guinée, où il lui a été interdit de diriger les prières en « malinké », l’imam Nanfo Ismaël Diaby a trouvé refuge chez le voisin du Mali depuis quelque temps. Au pays du grand érudit de l’islam Cheickna Hamaoulah Haïdara, il a recommencé à faire prier des fidèles dans la langue « malinké », ce qui n’a pas été du goût du Haut Conseil islamique du Mali.

L’imam Nanfo Ismaël Diaby n’est pas prêt à arrêter ses nouvelles pratiques de la religion musulmane. Contre vents et marées, le fervent défenseur de la langue «N’ko » (bambara, malinké, ndlr), continue à diriger les prières à son bon vouloir, même au-delà des frontières de la Guinée. Percuté de tous les côtés dans sa ville de Kankan et même dans son propre pays, il aurait trouvé refuge chez le voisin du Mali depuis quelque temps.

Au pays du grand érudit de l’islam Cheickna Hamaoulah Haïdara, il a recommencé à faire prier des fidèles dans la langue « malinké ». Une chose qui n’a pas été du tout appréciée par le Haut Conseil islamique du Mali, avec à sa tête Seïd Ousmane Chérif Haïdara. L’organisation suprême de l’islam au Mali, a fermement dénoncé cette pratique et invite le gouvernement à expulser l’imam guinéen.

Dans un communiqué, le bureau des Ulémas du Haut Conseil islamique du Mali dit avoir statué sur la question. Après cette réunion, il a pris un certain nombre de mesures. La représentation des organisations musulmanes a dénoncé cette pratique de l’imam Nanfo Ismaël Diaby, qui consiste à officier des prières dans sa langue « malinké ». Si le guinéen trouve cela normal, contrairement aux autres musulmans, il est alors prié de regagner son pays d’origine, la Guinée où il vit précisément dans la ville de Kankan.

Comme les musulmans de la Guinée, le Conseil islamique du Mali a indiqué qu’il est formellement interdit en islam de prier autrement que l’a fait le prophète Mohamed (PSL). Donc impossible d’officier la prière dans une langue autre que celle de la révélation du Saint Coran, l’arabe. Même si le Haut conseil encourage la promotion des langues nationales, il a rappelé que cela ne saurait se faire à travers des pratiques qui violent les principes de l’islam.

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