Ilès, roi du grand bassin

L’Algérien Salim Ilès a battu, en 49′ 00 », le record d’Afrique du 100m libre messieurs lors de la finale des Championnats de France de natation. Dans le même temps, il devient champion de France de la discipline, en améliorant encore le record de France.

Où s’arrêtera Salim Ilès ? Après sa médaille de bronze aux Championnats du monde à Moscou, le nageur algérien récidive à Chalon-sur-Saône, lors des championnats de France. Il a dominé ses courses de bout en bout. En finale, il se permet le luxe d’améliorer deux records : celui de l’Afrique et celui de la France, détenu par Stephan Caron (49’18 ») depuis 1991. En parcourant la distance, mercredi soir, en 49′ 00 », Ilès établit la troisième performance mondiale de l’année. Ses poursuivants, Romain Barnier (49’70 » ) et Julien Sicot (50′ 55 »), étaient un peu à la traîne. Le nageur algérien accumule les performances. Après avoir battu le record d’Afrique lundi dernier 49′ 30 », il l’égale le lendemain pour ensuite le descendre de 30 centièmes.

Le poisson brun

A 27 ans, l’Algérien est mûr pour les Jeux olympiques. Arrivé en France en 1993, l’enfant d’Oran rêvait d’une carrière sportive internationale. L’entraîneur du Racing club, Stéphane Bardoux, lui donne sa chance. Une collaboration de longues années débute. Sous la houlette de son nouvel entraîneur, le nageur algérien fait des progrès considérables. Celui qui apprenait les mouvements techniques en regardant la télévision découvre le professionnalisme. Et n’arrête pas d’engranger des records.

Salim nage pour son pays natal mais vit en France.  » Le climat, les amis à la plage, ça n’incitait pas à travailler dur. Il fallait que je trouve un environnement qui pousse à la performance. Etre un nageur moyen, ça ne m’intéressait pas, j’aurais laissé tomber si j’étais resté là-bas (en Algérie) « , se confie-t-il à Libération. Une star africaine est née.

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