Il y a 20 ans, Nelson Mandela était libéré

Le 11 février 1990, restera à jamais une date historique. Celle du jour de la libération de Nelson Mandela, qui tourne une page dans l’histoire de l’Afrique du sud. Vingt ans après, Afrik.com revient en images sur le parcours d’un homme qui consacra sa vie à la lutte contre le racisme.

A l’heure du 20ème anniversaire de la libération de l’activiste sud-Africain Nelson Mandela, les paroles des Simple Minds nous reviennent en mémoire. « C’était il y a vingt-cinq ans, ils emprisonnèrent cet homme. Maintenant la liberté se rapproche de jour en jour. Chassez les larmes de vos yeux pleins de tristesse. Ils disent que Mandela est libre, alors faites un pas vers l’extérieur ». Cette chanson intitulée «Mandela Day» avait été enregistrée en 1988 pour ses 70 ans. Deux ans après, le 11 février 1990, le président de l’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, annonçait la libération de Nelson Mandela, le symbole de la lutte pour l’égalité raciale. Un jour historique qui restera gravé dans les mémoires.

Partout dans les bidonvilles de Soweto, dans les villes sud-Africaines et dans le monde entier, on exulte. Il aura fallu attendre 27 ans pour que l’homme qui s’était dressé contre le régime ségrégationniste de l’Apartheid puisse sortir des geôles dans lesquelles l’avaient plongé à perpétuité le parti des Afrikaners. Du jour de son emprisonnement à Rhodden Island jusqu’à sa mise en résidence surveillée, Nelson Mandela n’a jamais été oublié.

Et à sa sortie, l’homme qui participa et dirigea la branche militaire de l’African National Congress (ANC) s’exprime devant la nuée de journalistes venus l’interviewer. Vingt sept après son arrestation, son discours reste inchangé. Celui qui deviendra de 1994 à 1999, le premier président noir d’Afrique du Sud continue encore aujourd’hui son combat politique pour la réconciliation nationale.

l’âge de 20 ans, Nelson Mandela s’engage dans la lutte contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale. Il intègre l’African National Congress (ANC) en 1944 et, devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l’apartheid qui sont mises en place par le Parti national afrikaner, arrivé au pouvoir en 1948. L’ANC est interdit en 1960 et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, il fonde la branche militaire de l’ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961. Accusé de complot par le gouvernement sud-africain, il est arrêté, avec l’appui de la CIA, et condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. Il est resté 27 ans en prison, jusqu’au 11 février 1990.