Idir, un monument de la chanson kabyle s’en va

L’un des monuments de la chanson Kabyle, le grand Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, est décédé, à l’âge de 70 ans, dans la soirée d’hier, samedi 2 Mai, à l’hôpital Bichât-Claude-Bernard à Paris, après un long combat contre sa maladie des poumons, a annoncé de sa famille. 

« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père (à tous), Idir le samedi 2 mai à 21h30. Repose en paix papa », écrit sa fille, Tanina, sur la page officielle de l’artiste.

Ses proches précisent que « sa mort n’a aucun lien avec le virus Covid-19 ».

Par ailleurs, l’icône de la musique Kabyle, celui qui a fait voyager la chanson traditionnelle algérienne dans tous les pays du monde, dont la célèbre chanson « Avava Inouva », était l’un des derniers pionniers de la chanson kabyle.

Pour rappel, Idir était plus qu’un chanteur ! C’était un artiste complet et un militant pour la reconnaissance de sa langue maternelle et sa culture identitaire berbère, et ce depuis ses débuts dans les années 70. Ses onze albums sont témoins de son œuvre pour la préservation des chansons kabyles ancestrales et de son attachement à la lutte pour la promotion de la culture berbère et africaine.

En effet, après plus de 40 ans de carrière, son ouverture aux musiques du monde lui a valu une notoriété intercontinentale, surtout après ses innombrables duos avec les grands musiciens, à l’image de Charles Aznavour, Francis Cabrel, Henri Salvador, Maxim Le Forestier, Jean-Jacques Goldman, Manu Chao, Karen Matheson, et bien d’autres.

Une chose est sûre, c’est que cet immense artiste quitte physiquement ce monde, mais son œuvre bercera pour toujours les oreilles des mélomanes.

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