Ibrahim Traoré : « En 2024… Continuer le combat pour l’indépendance réelle du Burkina Faso »


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Ibrahim Traoré, président de la Transition du Burkina Faso
Ibrahim Traoré, président de la Transition du Burkina Faso

Le discours de nouvel An a été l’occasion pour le président de la Transition du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, de révéler la création, en 2024, d’une force de lutte contre le terrorisme, dénommée Brigade spéciale d’intervention rapide. Le dirigeant a, en outre, appelé à « briser les premières chaînes de l’esclavage, de l’impérialisme, du néocolonialisme ».

Ibrahim Traoré, Président du Burkina Faso, a livré un discours dans la nuit du dimanche 31 décembre 2023. Dans son allocution à la nation, à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel An, le chef de la junte est revenu sur la situation sécuritaire du pays en proie au djihadisme. Le chef de la junte militaire au pouvoir se dit déterminé à combattre le terrorisme et l’impérialisme. Mais aussi à mener une lutte farouche contre la corruption qui, dit-il continue de gangréner le pays.

« En 2024, nous allons continuer ce combat ».

Traoré a commencé par rappeler que « 2023 a été une année au cours de laquelle nous avons fait une analyse profonde de la situation du Burkina Faso. Une année au cours de laquelle nous avons posé un diagnostic profond des maux qui minent le Burkina Faso ». Ce qui, pour lui, « a amené à prendre des décisions importantes. Ces décisions ont été de briser les premières chaînes de l’esclavage, de l’impérialisme, du néocolonialisme ».

Le dirigeant a rappelé que le 11 décembre dernier, « beaucoup d’initiatives de développement, d’industrialisation ont été lancées ». Il saisit l’occasion de son discours de fin d’année pour « saluer le peuple burkinabè pour sa résilience, pour avoir compris le sens du combat que nous menons pour la reconquête du territoire et pour l’indépendance réelle du Burkina Faso ». Non sans promettre que « 2024 sera une année au cours de laquelle nous allons continuer ce combat ».

Création de la Brigade spéciale d’intervention rapide

« Nous allons continuer à briser les chaînes de l’esclavage, à briser les chaînes du néocolonialisme qui nous empêchent de connaître le bonheur. Au cours de cette année 2024, nous allons poursuivre les efforts de reconquête du territoire et amplifier la lutte. C’est pour cela qu’au niveau de la Défense, nous verrons la création de la première brigade de combat que nous avons dénommée la Brigade spéciale d’intervention rapide », révèle Traoré.

Cette force, dit-il, « regroupera les différents bataillons d’intervention rapide, un groupement de forces spéciales et un groupement spécifique. Cela s’inscrit toujours dans le sens de la réorganisation de notre armée, de sa réarticulation, de la relocalisation des différentes forces en mesure de faire face à la situation sécuritaire ». Il rappelle qu’un « plan d’équipement stratégique et un plan de réorganisation des différentes forces ont vu le jour en 2023 ».

« L’impérialisme est toujours en activité »

Le président de la Transition promet que « cela va se concrétiser en 2024 par l’arrivée de nouveaux moyens lourds de protection et l’augmentation de la puissance de feu des unités combattantes. En plus de ce volet, il faut savoir que 2024 sera aussi une année de défis parce que nous nous sommes fixés des objectifs dans le domaine de la reconquête et aussi pour le retour des PDI (personnes déplacées internes) dans leurs localités et leur sécurisation ».

Traoré déplore que « le phénomène (de la corruption) a perduré au cours de l’année 2023 ». Il met toutefois en garde : « pour 2024, nous comptons lancer la machine de la lutte contre la corruption ». Pour le dirigeant, « le combat que nous menons est noble pour le Burkina Faso, pour l’AES (Alliance des États du Sahel) et pour l’Afrique toute entière… L’ennemi n’a pas encore rangé sa hache de guerre ; que ce soit de l’intérieur ou de l’extérieur, l’impérialisme est toujours en activité ».

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