Burkina Faso : au moins 70 civils tués dans un massacre à Zaongo


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Zaongo Burkina Faso carte Google
Zaongo Burkina Faso carte Google

Le massacre effroyable, survenu le 5 novembre à Zaongo, un village du centre-nord du Burkina Faso, choque le monde par sa brutalité. Au moins 70 civils, y compris des femmes et des enfants, ont été sauvagement tués. C’est un sombre chapitre dans la crise sécuritaire qui frappe le Burkina Faso, depuis 2015. 

Selon un bilan provisoire communiqué par le procureur du Faso, Simon Gnanou, les victimes ont été égorgées ou abattues par des hommes armés non identifiés. Les auteurs du massacre demeurent pour le moment inconnus.

Zaongo dans le contexte de la crise burkinabè

Zaongo est un petit village situé dans la région du Centre-Nord. C’est une zone régulièrement visée par des attaques djihadistes. Le massacre de Zaongo est le dernier d’une série d’attaques ayant fait des centaines de morts au Burkina, depuis 2015.

Le gouvernement burkinabé a condamné le massacre et a promis de faire toute la lumière sur les circonstances de ces tueries. L’Union européenne et les États-Unis ont également condamné le massacre et ont appelé à une enquête. Dans ses déclarations, l’UE déplore plus d’une centaine de victimes.

Le massacre de Zaongo est un nouveau coup dur pour le Burkina Faso, qui est confronté à une grave crise sécuritaire. Le pays fait face à une insurrection djihadiste, depuis 2015. Des milliers de morts et des millions de déplacés sont à déplorer.

Implications nationales, régionales et sentiment de la population

Le massacre de Zaongo est un événement particulièrement grave car il s’attaque à des civils non armés. Il témoigne de la violence et de l’ampleur de la crise sécuritaire qui frappe le Burkina Faso. Le massacre va renforcer le sentiment d’insécurité de la population, ce qui pourrait conduire à une augmentation de la radicalisation.

Le massacre a également des implications régionales. Il contribue à l’instabilité dans la région du Sahel, confrontée à la menace terroriste. Comme au Mali voisin, le départ des forces françaises et de l’ONU laisse davantage de place aux groupes rebelles. L’armée régulière malienne semble ne pas pouvoir contrôler suffisamment la situation sécuritaire. Même avec le soutien des milices du groupe Wagner.

Le gouvernement burkinabé risque d’avoir besoin du soutien de la communauté internationale pour une aide militaire, financière et humanitaire si la situation se dégradait encore.

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