I hate Ratsiraka. com

Les péripéties de la politique malgache continuent sur le Net. A voir, la vitrine on line d’une Association anti-Ratsiraka. Forum enflammé, caricatures au vitriol et insurrection virtuelle contre une  » dictature  » qui dure depuis déjà 27 ans…

 » Nous en avons marre. Nous avons constaté qu’il y a des gens capables de gérer le pays convenablement. 27 ans c’est trop. Ratsiraka est vieux. Il est malade.  » Les créateurs de l’association  » I hate Ratsy « , née en janvier 2001, n’y vont pas par quatre chemins. Ils ne veulent plus de Ratsiraka, qu’ils traitent de dictateur et qu’ils griment en Ben Laden sur leur site.

L’Association n’est  » pas encore créée ni officiellement, ni légalement « , son siège n’est pas encore défini (probablement à Nouméa en Nouvelle-Calédonie) mais elle regroupe d’ores et déjà des citoyens malgaches  » désirant se libérer de la dictature de Ratsiraka « . Le but du site est de recueillir des témoignages de victimes de la  » dictature  » de l’amiral-président,  » en vue de constituer le dossier pour son jugement pour crime contre l’humanité et haute trahison « .

Dans la famille Rastiraka…

L’internaute est donc invité à déposer ses témoignages dans différents espaces :  » Crimes politiques « ,  » Crimes sociaux « ,  » Hautes trahisons « ,  » Génocide  » et  » Fortune « . Les webmestres soulignent que ce ne sont pas des forums de discussion mais c’est peine perdue. Les visiteurs offrent surtout leurs réactions face à l’actualité, dénoncent certains faits, se répondent mais restent assez flous quant à leurs sources d’information.

On trouve donc peu de choses précises si ce n’est une biographie apocalyptique de la famille Ratsiraka. Le grand-père aurait maudit sa descendance et le père, Albert, aurait traîné dans les bars après la prise de pouvoir de Didier,  » maudissant son fils et sa politique socialiste inefficace « . Quant à la fille de l’amiral, Sophie, elle aurait  » fêté en décembre 2001 ses 450 milliards de FMG « , détournant par-là l’argent du contribuable. En attendant les témoignages des victimes, on peut déjà lire les coups de gueule.

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